Fermeture des hauts fourneaux de Florange : les métallos en appellent au gouvernement

(Maxppp)

La direction a présenté jeudi son projet industriel en CCE. Il prévoit l'extinction des hauts fourneaux, mis en veille depuis octobre 2011, et leur mise sous cocon pour six ans. Les élus du personnel ont voté contre, et demandent au gouvernement de reprendre le dossier.

L'acier lorrain vivra, prétendait la pétition déposée à l'Elysée en janvier dernier. Rien n'est moins sûr désormais... La direction d'ArcelorMittal a présenté, en comité central d'entreprise ce jeudi, son projet pour Florange. Les hauts fourneaux, en veille depuis octobre 2011, vont bien être éteints et mis sous cocon pour six ans. 

Une erreur majeure, disent les syndicats. "Si on arrête cette chauffe, on débranche la machine, les hauts fourneaux sont morts ", explique le secrétaire général de la CGT à Florange, Lionel Burriello. "Tous les experts le disent, il va y avoir un rebond ", défend Jean-Marc Vécrin, le délégué CFDT.

De quoi parle-t-il ?  Du rapport du cabinet Secafi, qui a estimé que l'arrêt de la filière liquide à Florange allait "aboutir à un déficit de capacité du groupe ". En réponse, ArcelorMittal assure que ses capacités de production en Europe sont suffisantes "pour répondre à la demande d'acier à moyen terme. "

1.500 à 2.000 emplois perdus ?

En CCE ce jeudi,  les quatre syndicats (CFDT, CGT, FO et CFE-CGC) ont donné un avis négatif - uniquement consultatif - au projet. Ils demandent désormais au gouvernement d'agir. "Nous avons demandé au gouvernement qu'il s'exprime à la lueur de ces nouveaux éléments ", explique Philippe Verbeke, élu CGT. "Si le gouvernement ne change pas d'avis, il est de fait coresponsable de la destruction de la capacité de production sidérurgique. "

L'accord conclu, fin novembre, entre le gouvernement et ArcelorMittal confirmait la fermeture des hauts fourneaux et prévoyait un investissement de 180 millions d'euros en cinq ans sur place. Aucun départ forcé pour les 629 salariés n'est prévu. Mais les syndicats estiment qu'au final ce sont 1.500 à 2.000 emplois qui vont disparaître, compte tenu du départ des intérimaires et des sous-traitants.

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