Faciliter l'accès aux urgences et légaliser une euthanasie encadrée au programme de M. Hollande

François Hollande a rencontré le personnel médical du CHU Robert Debré, à Paris
François Hollande a rencontré le personnel médical du CHU Robert Debré, à Paris (AFP)

François Hollande a dévoilé jeudi 2 février ses propositions en matière de santé. Il a rencontré des professionnels de deux établissements hospitaliers parisiens : le CHU Robert-Debré et l'institut de la vision. Ainsi que des étudiants en médecine.

François Hollande a dévoilé jeudi 2 février ses propositions en matière de santé. Il a rencontré des professionnels de deux établissements hospitaliers parisiens : le CHU Robert-Debré et l'institut de la vision. Ainsi que des étudiants en médecine.

Favoriser un accès égal aux soins pour tous et considérer la santé comme un facteur de développement économique. Tels sont les deux axes majeurs de la politique de santé de François Hollande.

Mercredi 2 février, le candidat socialiste l'a illustrée par deux visites symboliques. Côté soins, il s'est rendu au service des urgences pédiatriques du CHU Robert Debré à Paris. Côté recherche et développement, il a visité l'institut de la vision, premier centre de recherche européen dédié aux maladies de l'oeil.

Favoriser l'accès aux soins

Dans ses "60 engagements pour la France", M. Hollande affirme vouloir "renouer avec l'excellence de notre système de santé et renforcer l'hôpital public". Pour y parvenir, il propose de "réformer la tarification" afin que l'hôpital soit considéré comme un service public, non comme une entreprise, à la différence des établissements privés.

Il estime que "la tarification à l'activité" a des "limites" et que son "caractère inflationniste" est "inadapté à beaucoup de pathologies et dangereux pour les valeurs hospitalières".

Le candidat socialiste, qui a fait de la jeunesse sa priorité, prévoit de "lancer dès le début du quinquennat un grand plan national de santé publique pour l'enfant et l'adolescent qui aura pour ambition de mieux prévenir l'obésité infantile, de mieux dépister et prendre en charge les troubles sensoriels, neurocognitifs et les handicaps."

Délai d'une demi-heure pour accéder aux soins d'urgence

Par ailleurs, M. Hollande tient à se saisir du problème des déserts médicaux. Il promet de soutenir et d'accompagner les jeunes diplômés de médecine afin de favoriser leur installation à la campagne et dans les zones les plus reculées du territoire. Toujours dans ce souci d'égal accès aux soins, il veut favoriser la baisse du prix des médicaments.

Proposition à laquelle on ne peut qu'être favorable mais qui paraît difficilement réalisable, le député de la Corrèze souhaite fixer un délai maximum d'une demi-heure pour accéder aux soins d'urgence.

Concernant les médecins, M. Hollande souhaite augmenter la part de rémunération forfaitaires des médecins généralistes mais encadrer les dépassements d'honoraires des autres. "Ils seront d'abord strictement encadrés, puis profondément réformés dans le cadre des nouvelles formes de rémunération négociées".

Légalisation de l'euthanasie encadrée

Le point qui risque de soulever les plus vifs débats est celui du dossier très sensible de l'euthanasie.

Le candidat socialiste propose que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité."

Autrement dit, M. Hollande se prononce pour la légalisation de l'euthanasie, dans certaines circonstances définies et encadrées.

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