Eva Joly participe à une manifestation contre les forages en Méditerranée

Eva Joly dans le Var à une manifestation contre des forages en mer
Eva Joly dans le Var à une manifestation contre des forages en mer (BORIS HORVAT / AFP)

Plusieurs milliers de personnes, dont Eva Joly, la candidate EELV à la présidentielle, ont manifesté dimanche dans le Var contre un projet de forages pétroliers en Méditerranée.

Plusieurs milliers de personnes, dont Eva Joly, la candidate EELV à la présidentielle, ont manifesté dimanche dans le Var contre un projet de forages pétroliers en Méditerranée.

Les manifestants, entre 1.450 selon la préfecture et 5.000 selon les organisateurs, ont formé une chaîne humaine d'un bout à l'autre de la plage du Cabasson, face à la résidence présidentielle du fort de Brégançon.

Parmi eux, Eva Joly , venue partager quelques tartines avec les protestataires sur la plage, a expliqué s'être déplacée "en tant que candidate et en tant que citoyenne".

"On veut chercher les derniers barils d'hydrocarbures avec les risques que cela comporte, en eaux profondes, de marée noire et de pollution", a-t-elle dénoncé. La candidate à la présidentielle a ajouté qu'il fallait "préserver nos biens communs, l'eau, la mer, la qualité de l'air" et ne pas les "sacrifier pour quelques barils de pétrole".

Vendredi à Caen, Nicolas Sarkozy avait affirmé "je n'accepterai pas de forages pétroliers en Méditerranée devant les Calanques". Eva Joly a indiqué avoir "pris acte" de cette déclaration ajoutant : "il n'a pas le choix et cela me fait plaisir" et saluant "encore une fois" la victoire de la mobilisation citoyenne et des écologistes.

Accordé une première fois en 2002, puis prolongé en 2006 jusqu'à la date du 19 novembre 2010, ce permis "Rhône-Maritime" d'exploration d'hydrocarbures en mer Méditerranée, couvrant une superficie de 9.375 km2, est détenu par la société britannique Melrose Resources qui s'est récemment associée au groupe texan Noble Energy.

Au ministère de l'Energie, on précise que "le dossier est à l'étude", sans obligation de se prononcer avant la présidentielle. Or, selon le collectif des opposants à ce projet, le terme de la procédure d'instruction de ce permis par l'Etat est fixé à mercredi.