Être Premier ministre ? "Pas un objectif" mais "pourquoi pas" dit Martine Aubry

(Regis Duvignau Reuters)

Dans un entretien à Paris Match, la désormais ex-Première secrétaire du Parti socialiste revient sur ces derniers mois passés à la tête du PS. Elle en profite aussi pour évoquer son avenir et se poser en possible recours à gauche.

Une petite
phrase qui commence à faire couler de l'encre. Dans un entretien à Paris Match,
Martine Aubry évoque en quelques mots, et en réponse à une question, la
possibilité de diriger un jour le gouvernement. *"Mon objectif dans la vie,

  • dit-elle, n'est pas comme d'autres d'être Premier ministre. Mais si un jour
    c'est là où je me sens le plus utile, pourquoi pas ?"
    Une manière de se
    poser en recours si les circonstances économiques et sociales s'y prêtent.

Par ailleurs, Martine Aubry assure ne pas regretter
de ne pas être au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, comme le lui avait proposé le
président François Hollande. "J'ai répondu : 'Nos deux personnalités côte
à côte, ce n'est pas une bonne idée, ni pour Jean-Marc ni pour moi, car je vois
mal ce que j'apporterais de plus. On en est resté là. Cela a pris trente
seconde
s", raconte-t-elle.

Enfin l'ex-Première secrétaire revient
sur sa succession. Le choix d'Harlem Désir n'a donné lieu à "aucun
drame"
jure-t-elle. Elle égratigne au passage des proches de François
Hollande, comme Stéphane Le Foll et Bruno Le Roux. Elle en veut, dit-elle "toujours
aux mêmes aigris"
, qui parlent à la place du chef de l'État.

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