"Leur code civil, c'est le Coran" : Eric Zemmour relaxé en appel après des propos polémiques sur les musulmans

Eric Zemmour donne une conférence de presse, le 6 janvier 2015, à Bruxelles (Belgique).
Eric Zemmour donne une conférence de presse, le 6 janvier 2015, à Bruxelles (Belgique). (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Le polémiste avait tenu ces propos en 2015, dans un entretien au quotidien italien "Corriere della Sera".

La cour d'appel de Paris a relaxé, jeudi 29 novembre, le polémiste Eric Zemmour, condamné en 2015 pour provocation à la haine envers les musulmans après des propos tenus dans le journal italien Corriere della Sera. La présidente a estimé qu'"il n'est pas prouvé qu'Eric Zemmour, poursuivi en tant qu'interviewé, savait que ce journal était publié en France" et que "ses propos seraient diffusés en France et sur le site internet du Corriere della Sera".

En octobre 2014, Eric Zemmour avait notamment déclaré au journal italien que les musulmans "ont leur code civil, c'est le Coran", qu'ils "vivent entre eux, dans les banlieues. Les Français ont été obligés de s'en aller".

3 000 euros d'amende en première instance

En première instance, le tribunal avait condamné le polémiste à 3 000 euros d'amende, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts à plusieurs associations de lutte contre le racisme. Ce jugement avait été confirmé en appel en novembre 2016, mais la Cour de cassation avait ensuite annulé la décision d'appel et ordonné un troisième procès, en estimant que la cour d'appel n'avait pas suffisamment justifié sa décision.

Après la polémique qui avait suivi ces propos, la chaîne iTélé avait décidé, fin 2014, de mettre fin à l'émission "Ça se dispute", à laquelle Eric Zemmour participait depuis dix ans.

En mai 2018, Eric Zemmour a été condamné en appel pour provocation à la haine pour d'autres propos jugés islamophobes. Il avait aussi été condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011, après avoir déclaré à la télévision que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

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