Eric Woerth candidat serein dans l'Oise malgré les affaires

Eric Woerth, candidat à sa réélection dans la 4e circonscription de l\'Oise, viste une usine à Antilly, le 23 mai 2012.
Eric Woerth, candidat à sa réélection dans la 4e circonscription de l'Oise, viste une usine à Antilly, le 23 mai 2012. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Malgré deux années marquées par les affaires, l'ancien ministre du Travail en campagne pour sa réelection est favori dans la 4e circonscription de l'Oise.

Eric Woerth est favori et serein. Le député sortant UMP de la 4e circonscription de l'Oise, mène sa campagne en surfant sur une notoriété à peine ternie localement par l'ombre de ses démêlés judiciaires. Le député-maire de Chantilly, réélu en 2007 dès le premier tour, est ultrafavori face à un candidat EELV quasi inconnu et malgré un FN fort.

Il a pourtant passé deux années sous l'orage. Ministre du Travail, il a été écarté du gouvernement en novembre 2010 après sa mise en cause dans l'affaire Bettencourt, puis mis en examen en février 2012 pour trafic d'influence passif et recel. Il est soupçonné d'avoir reçu de la milliardaire des sommes dépassant le plafond légal pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Par ailleurs, la Cour de justice de la République instruit une enquête pour prise illégale d'intérêts dans la vente de l'hippodrome de Compiègne qui aurait été bradé.

"J'ai la conscience extraordinairement tranquille"

Ces affaires plombent-elles sa campagne ? "Pas tant que ça, en fait, car ici on me connaît", affirme-t-il. "Deux ans d'injures, c'est beaucoup et les gens considèrent que cela ne correspond pas au personnage qu'ils côtoient, d'autant que je ne me suis jamais caché. J'ai la conscience extraordinairement tranquille", souligne Eric Woerth. 

Sur les affiches de campagne, son portrait souriant et bronzé affirme : "Votre quotidien me tient à coeur". Trois fois par semaine, il parcourt les routes départementales de sa circonscription, visitant commerces et petites entreprises, à la rencontre d'habitants qui ont voté à plus de 60% pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. Réforme des retraites, suppression de la taxe professionnelle ou encore sécurité, dès que la conversation le permet, Eric Woerth vante les mérites de la présidence Sarkozy, auprès d'un auditoire déjà convaincu .