En visite chez Gad, Manuel Valls joue l'apaisement

(Manuel Valls jeudi à Brest © Maxppp)

En visite surprise à l'abattoir de porcs ex Gad dans le Morbihan, le Premier ministre a voulu apporter son soutien aux ouvriers de l'entreprise placée en redressement judiciaire l'an dernier.

C'est à Manuel Valls de tenir la promesse d'Emmanuel Macron et de jouer les pompiers. Après avoir froissé les ouvriers de Gad en rappelant que beaucoup d'entre eux souffraient d'illetrisme, le ministre de l'Economie avait promis de revenir sur le site de l'entreprise placé en redressement judiciaire l'an dernier. C'est finalement Manuel Valls qui s'est présenté aujourd'hui pour une visite surprise à l'abattoir de porcs de Josselin (Morbihan).

Manuel Valls en visite chez Gad : les explications d'Anne-Laure Dagnet
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"Ici c'est un symbole de la réussite du pacte d'avenir. C'est une entreprise qui a connu des difficultés et que l'on n'a pas laissé tomber" a déclaré le Premier ministre avant de rentrer dans les chiffres "Il reste 220 salariés pour lesquels nous trouverons une solution mais il y a un outil de production qui repart et dans lequel 20 million d'euros vont être investis" . Et Manuel Valls de conclure "Je crois que l'espoir repart chez les salariés et si nous pouvons déjà donner un peu d'espoir, il me semble que c'est quelque chose ."

"Gad c'est la réussite du pacte d'avenir" Manuel Valls lors de sa visite à l'abattoir de Josselin (Morbihan)
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Une visite symbolique

Gad c'est tout un symbole. Celui de la filière bretonne frappée par la crise. Lors de son placement en redressement judiciaire l'an dernier, la société avait décidé, avec l'accord du tribunal de commerce de Rennes, de recentrer son activité à Josselin, et de fermer son deuxième abattoir, à Lampaul-Guimiliau (Finistère). Avec la fermeture de deux autres sites, à Saint-Nazaire et à Morlaix, plus de 800 personnes avaient fait les frais en octobre 2013 de cette restructuration censée relancer l'activité. Gad était alors devenu le symbole de la lutte des "Bonnets Rouges".  Depuis, une filiale d'Intermarché a repris l'abattoir de Josselin et préservé les emplois. Ce vendredi, le Premier ministre doit rencontrer le PDG de l'entreprise puis des salariés et des syndicalistes. L'objectif : montrer qu'il s'occupe d'eux, qu'il tient ses promesses et que parfois ça paie.