EN IMAGES. Homosexualité, contraception, IVG... Les croisades de Christine Boutin résumées en 14 citations

La fondatrice du Parti chrétien-démocrate et ancienne candidate à la présidentielle a annoncé samedi qu'elle allait démissionner de son mandat de conseillère départementale des Yvelines, mettant ainsi fin à 40 ans de carrière politique. Pasionaria de la droite conservatrice et catholique, elle a marqué par ses déclarations polémiques.

Clap de fin pour Christine Boutin. L'ex-candidate à la présidentielle, âgée de 73 ans, a annoncé, samedi 21 octobre, qu'elle allait démissionner de son mandat de conseillère départementale des Yvelines, mettant ainsi fin à 40 ans de carrière politique.

Elle s'était fait connaître à l'Assemblée en 1998 lors du débat sur le Pacs, dont elle avait incarné l'opposition, parfois Bible à la main. Elle s'était aussi engagée résolument contre le mariage pour tous. Elle "regrette" aujourd'hui que ses paroles aient "blessé des gens dans le débat sur le mariage homosexuel". Elle avait été condamnée en novembre 2016 pour "provocation publique à la haine ou à la violence", après avoir dit en 2014 que "l'homosexualité est une abomination". IVG, fécondation in vitro, homosexualité... La fondatrice du Parti chrétien-démocrate nous a habitués aux sorties fracassantes. Franceinfo revient sur les plus marquantes. 

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Cette déclaration, faite en 2014 dans les colonnes de Charles, lui vaut une comparution pour provocation à la haine ou à la violence, vendredi 23 octobre 2015, devant le tribunal correctionnel de Paris. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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C'est le 24 décembre 2012 que Christine Boutin fait cette déclaration en forme de pied-de-nez, sur i-Télé, quelques jours avant le premier grand rassemblement de la Manif pour tous à Paris. WITT / SIPA
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C'est l'autre combat fondamental de Christine Boutin : l'avortement, qu'elle décrit comme "un assassinat" au cours d'une interview accordée à Antenne 2 en 1986.  BERTRAND GUAY / AFP
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Alors que le gouvernement célèbre, en 2014, les 40 ans de la loi Veil légalisant l'IVG, Christine Boutin s'insurge sur Twitter, le 26 novembre 2014. Une loi qui "entraîna [sa] carrière politique" d'après elle. MARTIN BUREAU / AFP
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Dans Charles, en novembre 2014, elle décrit son credo. THOMAS SAMSON / AFP
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En 2009, sur France info, elle explique qu'elle est opposée à l'homosexualité, pas aux homosexuels. "Ils n'ont besoin ni d'un mariage, ni d'un pacs, ils veulent vivre entre eux", assure-t-elle. CHESNOT/SIPA / SIPA
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En revanche, cette déclaration extraite de son livre, Le mariage homosexuel, publié en 1998, n'est pas vraiment "gay-friendly". HENRI COLLOT/SIPA
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Christine Boutin est contre la fécondation in vitro telle qu'elle existe en France, comme elle l'explique sur le plateau de "Tout le monde en parle" en 1999. Elle explique être avant tout opposée au don de sperme anonyme. BALTEL / SIPA
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C'est ainsi que Christine Boutin salue la Palme d'or que vient de recevoir La vie d'Adèle, à Cannes. "On ne peut pas voir un film à la télévision, une série, sans qu’il y ait les gays qui s’expriment",  regrette l'ex-ministre sur RMC. PIERRE ANDRIEU / AFP
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L'homosexualité n'est pas le seul sujet lié aux mœurs qui fait réagir Christine Boutin. Elle voit ainsi dans l'affaire DSK un piège tendu à l'ex-directeur du FMI, comme elle le dit dans Charles en 2014. JOEL SAGET / AFP
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En 1999, elle fait cette déclaration fracassante au journal Tabloïd, mensuel gay de la région lyonnaise. Sur le plateau de "Tout le monde en parle", elle explique avoir voulu faire comprendre qu'elle "aimait l'amour" mais que "ça a été titré 'j'aime le sexe'". Avant de conclure : "Et bien, c'est très bien." JS EVRARD / SIPA
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Cette déclaration est extraite d'une séance de questions-réponses avec les lecteurs de Rue89, publiée le 27 septembre 2011. NICOLAS MESSYASZ/SIPA
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Invitée sur Europe 1, le 4 octobre 2012, à commenter les propos d'un élu UMP qui liait l'homosexualité à la pédophilie, l'inceste et la polygamie, Christine Boutin se désolidarise des deux premiers thèmes, mais pas du dernier. BAZIZ CHIBANE / SIPA
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Sans surprise, c'est auprès de Christine Boutin que le pape Benoît XVI trouve, en 2009, un soutien alors qu'il vient de déclarer que le préservatif "aggrave le problème" du sida. Des déclarations alors jugées "inquiétantes" par le gouvernement et "criminelles" par la gauche. POUZET / SIPA