VIDEO. Violences d'un collaborateur de l'Élysée : "la chaîne de responsabilité remonte directement à" Emmanuel Macron, juge Bruno Retailleau

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Selon le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, c'est au chef de l'État "de nous dire s'il compte ou non, saisir la justice".

Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, a réagi sur franceinfo, jeudi 19 juillet, aux violences dont est soupçonné un collaborateur de l'Élysée le 1er mai dernier, révélées par le quotidien Le Monde. "Le problème, c’est qu’Emmanuel Macron, de ce que je comprends, a été informé personnellement, a-t-il indiqué. Dans cette affaire, la chaîne de responsabilité remonte directement à lui." 

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Le sénateur de Vendée a demandé que la justice soit saisie, après la diffusion d'une vidéo montrant un responsable de la sécurité de l'Élysée en train de frapper des manifestants, casque de policier sur la tête. "La loi doit s'appliquer à l'Elysée et aux collaborateurs du président de la République", a jugé l'élu LR. "De quoi s'agit-il ? D'un très proche collaborateur (…), un des tout premiers cercles qui entourent Emmanuel Macron. Ce collaborateur se déguise en policer avec un casque, il en profite pour tabasser une jeune fille, la tirer par le cou, tabasser un jeune manifestant, il va jouer au maintien de l'ordre comme d'autres vont jouer au foot et au basket, a poursuivi l'élu LR. Et on le prive simplement de quinze jours de travail ? Franchement, de qui se moque-t-on ?"

Par ailleurs, Bruno Retailleau s'est interrogé sur la responsabilité du chef de l'État dans les mesures prises après la révélation des faits. "Emmanuel Macron a été informé. Dans le code de procédure pénale, il y a un article qui dispose que tout détenteur de l'autorité publique - ce qui est le cas, bien sûr, du président de la République - doit signifier à la justice tout acte délictueux", a développé le sénateur, demandant que cette affaire soit "traduite en justice" : "Je demande d'ailleurs si l'Elysée a fait connaître à la justice ces faits d'un collaborateur, qui n'était pas à son premier écart puisque dans un grand quotidien du soir [Le Monde], un ancien ministre [Arnaud Montebourg] avait indiqué qu'il avait été son chauffeur et avait voulu se sauver après avoir causé un accident."

Visant Emmanuel Macron, "c'est donc à lui de nous dire s'il a, ou non, s'il compte, ou non, saisir la justice", a conclu le président du groupe LR au Sénat.

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