VIDÉO. Pour Emmanuel Macron, "on met trop de pognon" dans les aides sociales

Emmanuel Macron, le 28 mai 2018 à l\'Elysée (Paris).
Emmanuel Macron, le 28 mai 2018 à l'Elysée (Paris). (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

Dans une vidéo tweetée par sa conseillère en communication, on découvre le chef de l'Etat en train de préparer son discours sur la politique sociale. "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux, les gens sont quand même pauvres. On n'en sort pas", se désole Emmanuel Macron.

"On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif." Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots pour dire tout le mal qu'il pense du système français d'aides sociales.

Dans une vidéo tweetée par Sibeth Ndiaye, la conseillère presse et communication de l'Elysée, mardi 12 juin, on découvre le chef de l'Etat en train de préparer le discours sur la politique sociale qu'il doit prononcer mercredi en fin de matinée à Montpellier devant les acteurs mutualistes. Le président y teste ses éléments de langage, alors qu'au sein même de sa majorité, certains lui réclament une politique plus sociale et moins libérale.

"On n'en sort pas"

"On met un pognon de dingue dans les minima sociaux, les gens sont quand même pauvres. On n'en sort pas !" déplore Emmanuel Macron. "Les gens qui naissent pauvres, ils restent pauves. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir." Fort de ce "constat", le président de la République conclut : "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté."

Depuis un mois, l'exécutif évoque une réforme des aides sociales pour les rendre plus "efficaces", laissant planer la possibilité d'économies budgétaires. Selon le Canard enchaîné, dans le cadre du rapport Cap 22, Bercy envisagerait sept milliards d'euros d'économies, ce que le Premier ministre Edouard Philippe a démenti.

"De la lasagne faite avec de la paella"

"Sur la santé c'est pareil", poursuit Emmanuel Macron dans cette vidéo, ajoutant qu'il veut "repenser" "tout le système de soins". Le chef de l'Etat cite en exemple le reste à charge zéro."Tout le monde va au pot." "Je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres... Là c'est cohérent. Sinon vous n'aviez pas de fil directeur. C'était de la lasagne faite avec de la paella", conclut-il.