"Quand on est jeune, 35 heures, ce n'est pas long" : Macron détaille ses propositions sur le travail et l'éducation

L\'ancien ministre de l\'Economie, Emmanuel Macron, le 5 novembre 2016 à Paris.
L'ancien ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 5 novembre 2016 à Paris. (CHAMUSSY / SIPA)

Pas encore candidat à la présidentielle, l'ancien ministre de l'Economie détaille ses propositions dans "L'Obs" pour la première fois.

Emmanuel Macron fait un pas de plus vers la présidentielle. Dans une interview à L'Obs, publiée mercredi 9 novembre, l'ancien ministre de l'Economie, qui devrait déclarer sa candidature avant le 10 décembre, détaille ce qui pourrait être son programme présidentiel en matière sociale et sur l'éducation. Une première depuis son départ du gouvernement.

Il commence par s'attaquer au totem des 35 heures. Pour lui, le débat sur la conservation ou non des 35 heures est "devenu surréaliste" . Il propose "plus de souplesse, plus de flexibilité". S'il faut "conserver une durée légale, un socle", il faut "laisser ensuite aux branches le soin de la moduler s'il y a des accords majoritaires", estime-t-il.

"Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations"

"Il faut aussi s'adapter aux individus. On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans: 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, quand on est jeune, 35 heures, ce n'est pas long", explique le quasi-candidat à la présidentielle.

Emmanuel Macron souhaite également davantage de flexibilité s'agissant des retraites. "Certains veulent la prendre à 60 ans, d'autres à 65, d'autres encore à 67. Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations", explique l'ex-ministre. Reprenant des propositions déjà faites au Mans et à Montpellier, Macron réaffirme son souhait de voir gérer lui-même l'Unedic, et de permettre aux salariés démissionnaires de percevoir des allocations chômage.

"Il faut faire évoluer la carte scolaire"

Il veut aussi protéger des aléas de la vie professionnelle "ceux qui aujourd'hui ne sont pas couverts", en particulier "ceux qui sont au régime de la microentreprise ou les indépendants". L'ancien ministre met aussi sur la table plusieurs propositions dans le domaine scolaire. Affirmant que "la mère des batailles" se joue dans le primaire, il entend donner "beaucoup plus de moyens et beaucoup plus d'autonomie" aux écoles en difficulté, et faire en sorte que les professeurs y soient "beaucoup mieux payés" et "reconnus".

Il veut aussi "faire évoluer" la carte scolaire, "renforcer la médecine scolaire" et introduire de la sélection à l'université "au niveau du master". L'ex-ministre devrait présenter prochainement ses propositions concernant l'Europe et les finances publiques.

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