Présidentielle : imbroglio autour d'une tribune pro-Macron préparée par l'aile droite du PS

Emmanuel Macron, le 8 mars 2017 à Paris.
Emmanuel Macron, le 8 mars 2017 à Paris. (STÉPHANE ROUPPERT / CITIZENSIDE / AFP)

En relayant un projet de tribune émanant des "réformateurs", "Le Figaro" avance que des élus de l'aile droite du PS se préparent à appeler à voter pour le candidat d'En marche ! Mais les intéressés démentent.

Le coup serait dur pour Benoît Hamon. Le Figaro avance, jeudi 9 mars, qu'une quarantaine de députés de l'aile droite du PS préparent un appel à voter pour Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle. Embarrassés, les principaux intéressés ont démenti.

Selon le quotidien, ce projet de tribune, rédigé par les élus Gilles Savary et Christophe Caresche, est titré "Pourquoi nous soutenons Emmanuel Macron". Ses auteurs jugent que face à l'éventualité d'une victoire de Marine Le Pen, "la candidature d'Emmanuel Macron peut rassembler largement les Français au-delà de clivages ressentis comme de plus en plus inopérants".

La candidature Hamon y serait jugée pas "crédible"

Le texte n'est pas tendre envers Benoît Hamon, qui a "confirmé l'intention de rompre avec cette mandature et de fédérer tout ce qu'elle compte d'opposants à la majorité sortante ! Cette stratégie ne permettra pas de définir un programme crédible de gouvernement pour la fin mai". Le principe de cette tribune aurait été accepté par les députés du pôle des "réformateurs" du Parti socialiste lors d'une réunion organisée mardi.

Les deux députés désignés comme auteurs du texte par Le Figaro ont réagi bien différemment à la publication de cette nouvelle. Interrogé par le quotidien, qui croit savoir que le texte devait paraître dans la presse vendredi, Christophe Caresche semble gêné par la fuite. "C'est un travail entre nous. Il n'y a rien d'arrêté", indique-t-il, avant de préciser sur Twitter que la tribune ne doit paraître ni vendredi, ni "dans les jours à venir".

De son côté, le député Gilles Savary assure dans un communiqué que le texte est une "intox dont l'origine est interne" au groupe des "réformateurs". "Pour ce qui le concerne, il est hors de question qu'il signe cette tribune en l'état et en ce moment", précise le communiqué.

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