Police de sécurité du quotidien : "On attend d'abord des effectifs" pour sa mise en place

Une patrouille de la Police Nationale, à Nancy, le 8 septembre 2017.
Une patrouille de la Police Nationale, à Nancy, le 8 septembre 2017. (MAXPPP)

Éric Piolle, maire de Grenoble (Isère), "espère" que la police de sécurité du quotidien, annoncée mercredi par Emmanuel Macron, signera le retour de la police de proximité supprimée par Nicolas Sarkozy en 2002. La ville est candidate pour tester ce dispositif.

Le maire Europe écologie-Les Verts de Grenoble (Isère), Éric Piolle, attend "d'abord des effectifs" pour la mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ) présentée, mercredi 18 octobre, par Emmanuel Macron. La ville de Grenoble est candidate pour tester la future PSQ. Invité de franceinfo mercredi, Éric Piolle estime que le manque d'effectifs "crée forcément une distance" entre la police et la population.

franceinfo : Qu'attendez-vous de cette police de sécurité du quotidien ?

Éric Piolle : D'abord, on attend des effectifs. Avec Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et président, nous avons perdu presque un quart de nos effectifs de police sur la zone de Grenoble, en dix ans. Ce sont ainsi plus de 120 personnes qui ont disparu des forces de sécurité. Bernard Cazeneuve nous en avait réattribué 30.

Est-il nécessaire de modifier le rapport entre police et population à Grenoble ?

Quand on manque d'effectifs, on fait avec ce qu'on a. Une absence de présence dans la rue qui est contrebalancée par des opérations assez musclées pour endiguer les trafics, tout cela crée forcément une distance.

Comment envisager le déploiement de cette police de sécurité et de proximité ?

Il faudra un panel d'intervention, une police judiciaire et une police du quotidien, au contact, qui permet de faire de la régulation citoyenne. Tout ce qui nous permet d'avoir une présence permanente dans nos quartiers.

Vous aviez tiré un bilan positif de la police de proximité supprimée par Nicolas Sarkozy. Est-ce que c'est le retour de cette police ?

On l'espère effectivement. Nous avons besoin d'un plan Marshall qui intègre des débats de fond. Mais, également d'une réflexion sur les moyens que l'État se donne pour réguler les problèmes de violence qui sont plutôt grandissants dans notre société.

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