Macron demande à Erdogan le retour d'un photographe français détenu en Turquie

Emmanuel Macron sur le vaisseau Abeille Bourbon, le 1er juin 2017, près de Lorient.
Emmanuel Macron sur le vaisseau Abeille Bourbon, le 1er juin 2017, près de Lorient. (DAMIEN MEYER / AFP)

Le photojournaliste Mathias Depardon est emprisonné en Turquie depuis le 8 mai. L'Elysée a réclamé son retour en France "le plus vite possible".

Emmanuel Macron a demandé, samedi 3 juin, à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour en France "le plus vite possible" du photojournaliste français Mathias Depardon détenu en Turquie, a affirmé l'Elysée à l'AFP. Au cours d'un entretien téléphonique samedi après-midi entre les deux chefs d'Etat, ceux-ci "ont convenu qu'il fallait intensifier les échanges et (Emmanuel Macron) a réexprimé sa demande de voir rentrer le plus vite possible Monsieur Depardon" en France.

Le président de la République "a fait à nouveau part de sa préoccupation à Erdogan concernant la situation du photographe français" détenu depuis le 8 mai en Turquie, a poursuivi l'Elysée. Vendredi, le ministère des Affaires étrangères avait déclaré "travailler activement" à la libération de Mathias Depardon. Des représentants de l'ambassade de France en Turquie devaient d'ailleurs rendre visite vendredi au photographe, détenu au centre de rétention de Gaziantep.

"Examiner rapidement la situation"

La situation du photographe avait déjà été évoquée lors d'un entretien le 25 mai à Bruxelles entre le chef d'Etat français et don homologue turc. Ce dernier avait promis d'"examiner rapidement la situation". Installé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon, journaliste indépendant de 36 ans, a été arrêté le 8 mai à Hasankeyf, dans la province de Batman (sud-est), où il réalisait un reportage pour le magazine National Geographic.

Il a rapidement été transféré dans un centre d'accueil géré par la Direction des affaires migratoires à Gaziantep, où il est retenu depuis. Il a observé une grève de la faim du 21 au 27 mai pour protester contre sa détention, selon Reporters sans Frontières. Sur Internet, notamment parmi ses confrères français, une mobilisation a été lancée en faveur de la libération du photojournaliste, avec sur Twitter le mot-dièse #FreeMathias.