Les pistes d'Emmanuel Macron pour la "transformation numérique" de l'économie

Le ministre de l\'Economie, Emmanuel Macron, quitte le palais de l\'Elysée à Paris, après le Conseil des ministres, le 5 novembre 2015.
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, quitte le palais de l'Elysée à Paris, après le Conseil des ministres, le 5 novembre 2015. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le ministre de l'Economie veut aider les entreprises spécialisées dans les technologies de pointe et lever les barrières aux emplois de service.

"Noé" pour "Nouvelles opportunités économiques". Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a baptisé ainsi son plan pour armer la France en vue de la transformation numérique. 

En attendant les principales propositions, qui seront rendues publiques à la mi-décembre, Emmanuel Macron a présenté, lundi 9 novembre, un document pointant les champs à défricher dans cette future loi Noé, dite aussi "Macron II". Voici les problématiques dégagées.

Améliorer "la qualité de service" 

Emmanuel Macron a d'emblée reconnu qu'on n'avait "pas très bien réussi en France la bataille de la robotisation", et qu'il ne fallait donc pas rater celle de la numérisation en cours qui présente "un potentiel immense pour la France en termes d'activité et d'emploi".

Le ministre de l'Economie a donc invité les acteurs économiques à "tout faire pour s'engager pleinement dans la transformation numérique, afin de se moderniser, d'améliorer encore la qualité de leurs services et de maintenir ainsi à son plus haut niveau leur compétitivité".

Lever les barrières aux emplois peu qualifiés

La vague numérique devrait permettre la création de nombreux emplois peu qualifiés dans les services (chauffeurs de VTC, cuisiniers, réparateurs, etc.), estiment les conseillers d'Emmanuel Macron. Aussi l'entourage du ministre regrette que "des dizaines, voire des centaines d'activités (soient) soumises à qualification obligatoire sans que l'on puisse comprendre pourquoi".

En déplacement à Rennes (Ille-et-Vilaine) sur le thème de la micro-entreprise, vendredi 6 novembre, Emmanuel Macron avait ainsi dénoncé des "rigidités" et "contraintes" qu'il avait jugées "ubuesques". Et de citer, comme exemple, "devoir avoir un local pour développer une activité de garde à domicile".

"La France, qui se distingue par sa difficulté à créer des emplois peu qualifiés, peut profiter de cette dynamique en levant les barrières à l'accès à ces activités", indique le texte de Bercy.

Adapter les structures de financement

Enfin, pour favoriser leur transformation et l'émergence des start-up, Bercy se propose également d'adapter les structures de financement et de "moderniser les outils de régulation", "tout en préservant la plus grande sécurité juridique". Emmanuel Macron a ainsi indiqué qu'il souhaitait développer une forme de fonds de pension à la française. Ceux-ci permettraient de développer l'investissement.

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