Le gouvernement a décidé "d'arrêter une partie des réformes", affirme Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s\'exprime lors d\'un événement organisé à l\'école Télécom ParisTech, le 13 avril 2016.
Emmanuel Macron s'exprime lors d'un événement organisé à l'école Télécom ParisTech, le 13 avril 2016. (PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)

Le ministre de l'Economie assure que 60 à 70% des réformes prévues seront faites d'ici la fin du mandat de François Hollande.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a déclaré, jeudi 14 avril, à Londres (Royaume-Uni), qu'il avait été décidé d'"arrêter une partie des réformes", assurant que "60%, 70%" seraient faites d'ici la fin du mandat de François Hollande. "C'est toujours compliqué de lancer des réformes à la fin d'une mandature", a déclaré le ministre lors d'une conférence organisée par le quotidien économique Financial Times sur l'avenir de l'Europe. Il a notamment évoqué "beaucoup de tensions sociales causées par la situation économique" en France.

Candidat en 2017 ? "Aujourd'hui, ce n'est pas la priorité"

"Nous avons décidé d'arrêter une partie des réformes mais je dirais que 60%, 70% sont en train d'être faites ou seront faites", a-t-il déclaré, sans préciser quelles réformes seraient arrêtées. Il a évoqué une "approche pragmatique". Interrogé pour savoir s'il comptait être candidat à l'élection présidentielle, il a répété que ce n'était pas sa priorité. "Non, je vous ai déjà répondu. Aujourd'hui, ce n'est pas la priorité", a-t-il dit. "C'est une question qui aujourd'hui n'a aucun intérêt", a-t-il répété en français.

Evoquant la création de son mouvement politique "En Marche", il estime qu'"aujourd'hui, notre pays est aussi bloqué parce que nous prenons mal les choses dans l'approche". "D'abord, on est obsédé par qui est candidat à la présidence de la République. Treize mois avant, il y a déjà une douzaine de candidats, bon courage à eux", a-t-il ajouté, qualifiant l'aventure de "défi terrible""Ça fait maintenant des cycles et des cycles que, à ne traiter que les questions de personnes, on ne traite pas le fond", a-t-il également dit.