La France va augmenter de 15% sa contribution à la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose

Emmanuel Macron lors du sommet de Lyon au Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, jeudi 10 octobre 2019.
Emmanuel Macron lors du sommet de Lyon au Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, jeudi 10 octobre 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Emmanuel Macron veut faire pression sur les pays les plus riches afin qu'ils augmentent leurs contributions au Fonds mondial. L'objectif est de débloquer 14 milliards de dollars sur les trois prochaines années afin de faire reculer ces maladies.

Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 10 octobre, une augmentation de 15% de la contribution de la France au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en ligne avec celle des autres grands pays. "La France sera au rendez-vous", a déclaré le chef de l'Etat français à Lyon, alors que l'objectif affiché est de rassembler 14 milliards de dollars pour alimenter le Fonds lors des prochaines années.

Je ne laisserai personne sortir de cette pièce ou quitter Lyon tant que les 14 milliards n'auront pas été obtenus.Emmanuel Macronà Lyon

Créé en 2002, le Fonds s'est fixé pour ambition d'éradiquer ces trois pandémies infectieuses à l'horizon 2030. Quelque 12,2 milliards de dollars avaient été rassemblés lors de la dernière conférence et la contribution actuelle de la France s'élève à 1,08 milliard de dollars en trois ans. Emmanuel Macron a appelé les 700 délégués à "harceler [leurs] capitales", pour obtenir un surcroît de financement.

Faire pression sur les pays les plus riches

Rompant avec la tradition diplomatique, Emmanuel Macron a cité plusieurs pays qui pourraient faire plus pour atteindre la somme visée : le Japon, la Norvège, l'Australie, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite et le Qatar. Le président français a également appelé le président de la Fédération internationale de football, Gianni Infantino, pour qu'il "soit avec nous".

"Dans les trois heures qui viennent, on doit atteindre les 14 milliards. Vous l'avez compris la pression est maximale", a reconnu le président français. "Cette mobilisation ne peut pas se faire aux dépens de nos autres engagements", a par ailleurs indiqué Emmanuel Macron en promettant que la France verserait 85 millions d'euros par an sur trois ans à Unitaid, l'organisation chargée d'acheter des médicaments pour les pays les plus pauvres.

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