VIDEO. Jean-Christophe Lagarde : "La suppression de la taxe d'habitation est une arnaque"

FRANCEINFO

Invité sur franceinfo, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis, a estimé que la suppression de la taxe d'habitation promise par Emmanuel Macron était une "arnaque" et une "erreur".

La proposition du gouvernement de supprimer la taxe d'habitation n'est pas réaliste, a estimé mardi sur franceinfo Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député de Drancy. "Là-dedans, il y a deux arnaques", a-t-il dénoncé. D'abord, "on va vous compenser, en 2017 ou en 2018, mais chaque année, les prix augmentent et la compensation n’augmentera jamais, ce sera 10 milliards en 2017, 10 milliards en 2027", a-t-il estimé. "Cela veut dire que ça va se reporter sur les impôts locaux."

"C’est une mauvaise réforme"

"Le deuxième volet, c’est que les dix milliards que l’Etat va donner aux collectivités locales, il faut bien qu’ils le prennent quelque part et s’il ne le prend pas sur la taxe d’habitation, évidemment il va le prendre ailleurs", a-t-il poursuivi. Conséquence selon le député : "Ce qu’on va nous donner d’une main, il faudra le retrouver de l’autre si on ne veut pas augmenter les déficits. Il vous le fera payer d’une autre." Pour, Jean-Christophe Lagarde, cette proposition "ne tient pas", elle est "une belle idée électorale, mais c’est une erreur, c’est une mauvaise réforme".

Jean-Christophe Lagarde fait lui une autre proposition, une "bonne réforme", selon lui, à savoir la fusion de deux impôts : "La taxe d’habitation payée par tout le monde et la taxe foncière payée par les propriétaires aux percepteurs mais aussi par les locataires." Aussi propose-t-il la fusion des deux impôts, calculés en fonction des ressources.

Les réductions de dépenses sont "faisables"

Par ailleurs, les annonces ce mardi dans Le Parisien de Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, de faire des réductions de dépenses de 4,5 milliards d'euros lui paraissent faisables sur "un budget total de 427 milliards d'euros". "La réalité, c’est que c’est faisable, vous les faites, par une multitude de petites lignes d’économie, comme vous faites dans votre budget à vous", a-t-il déclaré. "C’est réalisable, l’Etat a toujours de la marge", a-t-il ajouté.

Vous êtes à nouveau en ligne