VIDEO. Jean-Christophe Cambadélis : "La sédition d’Emmanuel Macron a joué dans le retrait de François Hollande"

FRANCE 2

Invité de "Dimanche en politique" le 26 février 2017, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, est revenur sur le ralliement surprise de François Bayrou à Emmanuel Macron. Il a aussi plaidé pour une candidature unique de "toutes les gauches" que pourrait incarner Benoît Hamon.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste était l’invité de "Dimanche en politique" le 26 février 2017. A deux mois du scrutin présidentiel, le patron du PS, organisateur de la primaire de la Belle Alliance populaire soutient le vainqueur Benoît Hamon. Il plaide pour une candidature unique de "toutes les gauches" que pourrait incarner Benoît Hamon, considérant que "Jean-Luc Mélenchon est trop clivant".

La semaine passée a été marquée par l’accord électoral et programmatique entre Benoît Hamon et le député européen vert Yannick Jadot, qui a retiré sa candidature à la présidentielle. Cet accord a été approuvé, ce dimanche 26 février, à près de 80% des électeurs de la primaire EELV. "Champagne, l’accord est fait !" s’exclame Jean-Christophe Cambadélis. Au même moment, on apprend que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrés pour discuter d’un éventuel rapprochement.

Bayrou, "cheval de Troie" de Macron pour séduire les électeurs de droite 

Jean-Christophe Cambadélis est ensuite interrogé sur l’alliance entre François Bayrou et Emmanuel Macron, autre surprise de la semaine. Il estime qu’Emmanuel Macron "a fait un début de campagne à l’équilibre, un petit peu à gauche, un petit peu à droite, allant parfois jusqu’à de Villiers, mais enfin bref, il a voulu montrer qu’il était dans l’extrême centre, et là il a fait un choix, ce choix c’est de s’allier plutôt avec François Bayrou qu’avec le Parti socialiste".

Pourquoi ? "Parce qu’Emmanuel Macron pense que Fillon a perdu et que ses électeurs ne peuvent pas le suivre, et donc Bayrou est le cheval de Troie pour aller chercher les électeurs de centre droit. D’ailleurs, il a tout de suite été dans ce sens, parce que le programme qu’il a commencé à esquisser n’était pas du tout le programme qui existait auparavant. Là, on a les classiques de la droite sur le terrain des fonctionnaires, […] toute une politique qui vise à séduire la droite."

Le patron du PS réitère la menace en direction de ceux qui accorderaient leur parrainage au leader du mouvement En marche : "Ils auront un candidat PS en face d’eux aux législatives." Enfin, il choisit des mots forts pour qualifier l’attitude de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances de F. Hollande : "La sédition d’Emmanuel Macron a joué énormément dans le retrait de François Hollande." Il pense toutefois que le président de la République sera amené à dire son choix dans le scrutin présidentiel, surtout s’il considère qu’il y a un danger d’élection de Marine Le Pen.

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