"Il faut marcher" : à Évry, pour les fidèles de Manuel Valls, le ralliement à Macron pour les législatives est une évidence

Manuel Valls, dans la mairie d\'Évry, avec Francis Chouat, le maire socialiste de la ville.
Manuel Valls, dans la mairie d'Évry, avec Francis Chouat, le maire socialiste de la ville. (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

À Évry, fief de Manuel Valls, Emmanuel Macron a remporté plus de 80% des voix au second tour de la présidentielle et le ralliement de l'ancien maire PS à la majorité présidentielle ne surprend pas.

Manuel Valls l'a annoncé ce mardi 9 mai, il souhaite être candidat de la majorité présidentielle aux élections législatives sous l'étiquette de la République en marche. Dans son fief d'Évry, où l'ancien Premier ministre est candidat à sa propre succession à son siège de député, Emmanuel Macron a remporté un peu plus de 80% des voix au second tour de l'élection présidentielle.

A Evry, mardi 9 mai, le soutien de l'ancien maire PS au nouveau président de la République ne surprend pas, notamment chez les retraités de la ville. Ainsi pour Jacqueline, Renée et Maria, trois retraitées évryennes, le ralliement de leur ancien maire à la majorité présidentielle est logique. "C'est un peu normal, il y a tellement de bouleversements actuellement. Il faut que le Parti socialiste revoit un petit peu sa copie", témoignent-elles, en chœur. Et cela n'a rien d'opportuniste. "Je l'ai pensé au départ, c'est vrai, mais il faut bouger, tout bouge. Bougeons et voyons !"

"Il faut marcher"

Le président de l'Union des retraités d'Évry, Pierre Maze, qui connaît bien Manuel Valls, va même plus loin, estimant que l'ancien candidat à la primaire du PS "s'est un peu fait avoir par Emmanuel Macron". "Cela aurait dû être Manuel Valls qui fasse la démarche de Macron !"

Pour Francis Chouat, maire socialiste de la ville et soutien inconditionnel de Manuel Valls, que son prédécesseur soit le candidat de la majorité présidentielle aux législatives est "une évidence". "Ce n'est pas pour lui,, il a été ministre de l'Intérieur, Premier ministre... son problème, ce n'est pas de lui trouver une place, c'est de regarder quelles sont nos responsabilités pour demain. Il faut marcher."

Évry en marche avec Manuel Valls
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