Grand débat : les maires en première ligne

FRANCE 3

Sophie de Gibon, maire de Canteloup (Calavados), a parlé des difficultés rencontrées par les élus en milieu rural au grand débat, face au président de la République.

"Monsieur le président, les territoires ruraux doivent être valorisés, nos libertés locales reconsidérées et l'échelon communal respecté. Laissez-nous travailler, faites-nous confiance et écoutez-nous", a déclaré la maire de Canteloup (Calvados), Sophie de Gibon, au président de la République lors de l'ouverture du grand débat national. Le propos avait été mûri, car l'élue savait qu'elle devrait s'exprimer devant le président. Elle voulait porter un message partagé par nombre de ses collègues des zones rurales.

Des petites communes noyées sous les normes

"Il faut qu'à Paris, dans les ministères, que le président de la République et que le gouvernement comprennent que nous existons et que nous pouvons avoir des problèmes", explique-t-elle. La ville de Canteloup compte 191 habitants. Pour les élus municipaux, la charge devient trop lourde. "Il y a des démarches administratives plus longues et plus compliquées (...). On nous demande constamment des papiers", ajoute Marie Lalande, secrétaire de la mairie. Noyées sous les normes, les petites communes ont le sentiment d'étouffer. 

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