Emmanuel Macron se justifie longuement sur Facebook au sujet de sa situation fiscale

Le ministre de l\'Economie, Emmanuel Macron, le 10 juin 2016, à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 10 juin 2016, à Nancy (Meurthe-et-Moselle). (FRED MARVAUX / AFP)

Le ministre de l'Economie est revenu sur les révélations de presse au sujet de son patrimoine, dans une tribune intitulée "Rétablir la vérité".

"Rétablir la vérité". C'est avec ce titre qu'Emmanuel Macron a choisi de s'expliquer dans une tribune publiée sur Facebook, lundi 13 juin. Le ministre de l'Economie est revenu longuement sur la polémique au sujet de sa situation fiscale, après les révélations de presse sur son patrimoine.

Fin mai, Mediapart et Le Canard Enchaîné révélaient que le patrimoine de l'ancien banquier d'affaires de Rothschild allait être réévalué par le fisc, l'amenant à payer l'ISF avec rétroactivité sur 2013 et 2014. Dans ce texte publié sur Facebook, le ministre de l'Économie explique qu'"après mûre réflexion", il a "décidé de rétablir la vérité sur ces sujets, même si cela (le) conduit à révéler ce qui devrait rester privé".

Plus de 6 000 euros d'ISF en deux ans

Sur l'Impôt sur la fortune que le ministre a payé rétroactivement, il rappelle n'avoir "évidemment jamais rien dissimulé à l'administration fiscale" et ajoute qu'il n'a "pas sous-évalué [son] patrimoine en vue d'échapper à l'ISF, ni organisé de dispositif fiscal pour échapper à cet impôt". La première évaluation de la maison de son épouse au Touquet (1,2 million d'euros) avait été faite par un expert, rappelle-t-il. Mais les services fiscaux ont eu en 2015 une autre évaluation (1,45 million d'euros).

"Compte tenu de mes fonctions, (...) j'ai renoncé à engager plus avant les discussions. Alors que j'estime être parfaitement dans mon droit, il n'était pas envisageable pour moi, comme ministre, d'entamer un dialogue plus long voire une action contentieuse contre l'administration", ajoute le ministre qui précise avoir réglé 4 174 euros au titre de l'ISF en 2013 et 2 264 euros pour 2014.

Emmanuel Macron explique aussi avoir acheté un appartement à Paris, en 2007, "financé en totalité avec des emprunts" car il n'avait "aucun apport personnel ou familial""La vie politique n'est pas une jungle où tout peut être dit pour salir, où le soupçon remplace la transparence et où les indispensables contre-pouvoirs deviennent un autre pouvoir lui-même intouchable", écrit-il ensuite.