Présidentielle : Claude Bartolone n'a pas encore fait son choix entre Emmanuel Macron et Benoît Hamon

Claude Bartolone, le président de l\'Assemblée nationale, le 22 février 2017 au palais Bourbon, à Paris.
Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, le 22 février 2017 au palais Bourbon, à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Dans une interview au "Monde", le président PS de l'Assemblée nationale a affirmé avoir "du mal" à se "reconnaître dans la campagne de Benoît Hamon".

Claude Bartolone va-t-il s'engager dans la campagne du candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon ? Non, dans l'état actuel des choses. "J’ai des divergences de fond avec lui", justifie le président de l'Assemblée nationale dans une interview au Monde, publiée mardi 7 mars. "Une part des électeurs sociaux-démocrates qui votent traditionnellement pour le PS ne se sentent pas pleinement représentés", explique-t-il.

Ces divergences concernent notamment "la question de la fin du travail". Pour autant, le courant réformiste de la gauche est "tombé dans la gestion technocratique sans associer les Français sur le sens du projet", estime Claude Bartolone.

Interrogé sur un possible soutien à Emmanuel Macron, il semble tenté de rejoindre le candidat d'En marche ! mais refuse pour le moment de sauter le pas. "On est tous ballottés par les événements. Je ne veux pas fuir votre question, mais je me donne une quinzaine de jours pour savoir ce que je ferai", explique-t-il.

Il évoque un "scénario" inédit pour la présidentielle

Élu député pour la première fois en 1981, Claude Bartolone revient aussi sur sa décision de ne pas se représenter aux élections législatives. "Après les résultats de la primaire, j’ai compris que nous étions entrés dans une nouvelle époque et j’ai considéré qu’il était indispensable de laisser la place à celles et ceux qui étaient, d’après moi, mieux à même d’écrire et de représenter ce nouveau temps politique", dit-il.

Plus généralement, Claude Bartolone fait le constat d'une élection présidentielle hors norme : "Elle va nous faire entrer dans un scénario que nous n’avons jamais connu. Les candidats issus des grands partis qui ont structuré la Ve République risquent de ne pas être présents au second tour de l’élection présidentielle."

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