Conseil national de la refondation : "Réinventer des modes de dialogue est une bonne chose", selon le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, lors d\'une visite dans une société de logistique à Mirande (Gers), le 29 juin 2022.
Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, lors d'une visite dans une société de logistique à Mirande (Gers), le 29 juin 2022. (SEBASTIEN LAPEYRERE / HANS LUCAS / AFP)

Le chef de l'Etat a ouvert jeudi matin son Conseil national de la refondation. Mais les oppositions politiques et certains syndicats ont refusé d'y participer, dénonçant "un outil de communication".

Ce direct est désormais terminé.

En ouverture du 
Conseil national de la refondation (CNR) à Marcoussis (Essonne), jeudi 8 septembre, Emmanuel Macron a annoncé le lancement "dès la semaine prochaine" d'une "consultation nationale très large" en ligne et sur le terrain pour remettre les Français "au sein des grands choix de la nation". 

Les participants au CNR désireux de "dialoguer" malgré des "réserves". Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, a estimé que "réinventer des modes de dialogue est une bonne chose". Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, souhaite "savoir si c'est une démarche loyale ou si ce n'est pas le cas", a-t-il dit, désireux de "porter [ses] propositions". François Sauvadet, président de l'Association des départements de France, a déclaré avoir "des réserves", mais assure que "nous avons de tels défis qu'on doit tous se mettre du côté des Français".

Une naissance bien difficile et des chaises vides. Emmanuel Macron a donné jeudi matin le coup d'envoi de son Conseil national de la refondation. Cette initiative, vantée comme un outil de "revitalisation" de la politique par le président de la République, est déjà contestée avant d'avoir commencé. De nombreux syndicats et partis d'opposition refusent de participer à cette journée de lancement. "Les absents ont toujours tort", "52 personnes ont été invitées. 40 sont là. Les 12 qui ne sont pas là ont tort", a répondu le président de la République, interrogé à ce sujet.

 L'Elysée souhaite "revivifier" la démocratie française. Avec ce Conseil national de la refondation, il s'agit de trouver "une nouvelle méthode" pour rebâtir et réformer avec l'ensemble des acteurs du pays (citoyens, associations...). "On a voulu mettre en place un format un petit peu disruptif pour créer une discussion", résume un député LREM. Il y a la volonté "de transformer les politiques publiques" à partir des thèmes du gouvernement, explique de son côté l'Elysée. Plusieurs thèmes seront abordés au cours de la journée : les déserts médicaux, la gestion de l'eau, les mobilités, la réinsertion ou encore la dépendance.

Quelle est la suite ? Le suivi du CNR doit être assuré par le haut-commissaire au Plan, François Bayrou. Les différents chantiers seront lancés fin septembre, avec la volonté d'aller vite. L'objectif est de parvenir à rentrer dans le concret à partir du mois de décembre. Un site internet dédié au CNR sera mis en place d'ici la fin de journée de jeudi. Il "permettra de suivre le déroulement des processus thématiques", assure l'Elysée.

Vous êtes à nouveau en ligne