Débat : pour Christophe Castaner "Marine Le Pen n’avait réponse à rien"

Marine Le Pen et Emmanuel Macron participent au débat d\'entre-deux-tours de la présidentielle, le 3 mai 2017, à La Plainte-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Marine Le Pen et Emmanuel Macron participent au débat d'entre-deux-tours de la présidentielle, le 3 mai 2017, à La Plainte-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (AFP)

Invités de franceinfo, Christophe Castaner, soutien d'Emmanuel Macron, et Robert Ménard, soutien de Marine Le Pen, ont jugé la performance de leur candidat lors du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. 

À quelques jours du deuxième tour de la présidentielle, le seul et ultime débat de l’entre-deux-tours a eu lieu mercredi 3 mai entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Pendant deux heures et demie, les deux candidats à la présidentielle se sont livrés à un échange virulent et tendu.

"Je regrette que le débat de fond n’ait pas eu lieu, on était sur une guerre de positions, Marine Le Pen a ouvert les hostilités dès les premières secondes de son propos", a constaté jeudi sur franceinfo Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence, soutien du mouvement En Marche !, estimant qu'"on a été dans de l’agression" constante.

Pour Robert Ménard, le débat "n'a pas changé les choses"

Selon Robert Ménard, maire de Béziers et soutien du Front national, le débat n'était en effet pas "traditionnel", car "habituellement on avait des gens PS contre la droite, des gens qui partagent pleins de choses en commun", donc, cette fois-ci on a été dans un "match différent, coriace, dur, brutal", a commenté Robert Ménard.
"C’est un peu la même chose qu’on a vu avec M. Trump, les commentateurs ont dit, 'regardez il se comporte comme un voyou', les Américains avaient envie d’entendre ça", a aussi estimé le maire de Béziers."On en attendait beaucoup. Que ça n’ait pas changé les choses, je le crois, je le crains", a lâché le soutien du Front national.

Cela étant, Marine Le Pen, est selon lui, "sur un autre terrain", elle a été "face à quelqu’un qui n’a cessé de jouer le rôle du professeur". "J’en vois arriver dans ma mairie sans arrêt, des gens qui sont des spécialistes de tout, des énarques qui ont des réponses à tout, il y a une chose qu’ils ne connaissent pas, c’est la vie, (...), ce que le gens vivent, subissent, et j’ai eu l’impression d’avoir face à elle quelqu’un qui a ses qualités mais qui était le prototype du donneur de leçons", a défendu Robert Ménard.

Pour Christophe Castaner, "Marine Le Pen n’avait réponse à rien"

Pour le porte-parole de d'Emmanuel Macron, au contraire, le candidat d'En Marche ! a été plus convaincant. "Pour être président de la République, il vaut mieux avoir réponse à l’essentiel des questionnements. Marine Le Pen n’avait réponse à rien", a-t-il argumenté.

"C’est un débat unique entre le représentant d’un parti républicain et le représentant d’un parti d’extrême droite, ça a été frontal", a-t-il affirmé. "Sur les sujets de fond, quelles sont les solutions de Marine Le Pen pour faire baisser le chômage, quelles sont les modalités de sortie de l’euro, on a vu là qu’on était totalement dans le flou", a-t-il poursuivi.

Pour Christophe Castaner, Emmanuel Macron "a montré sur tous les sujets une vision, une stratégie, l’envie d’une France positive, et pas d’une France regardant dans le rétroviseur. Il a été le candidat des solutions alors qu’elle ne l’a pas été".

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