Pour Vincent Crase, "Alexandre Benalla a adoré être dans la lumière"

Vincent Crase lors de son audition par des sénateurs, à Paris, le 21 janvier 2019.
Vincent Crase lors de son audition par des sénateurs, à Paris, le 21 janvier 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

L'ancien employé du parti La République en marche s'est confié à "Libération", dans un article publié lundi.

Il est resté muet sur certains détails mais a lâché son comparse. Vincent Crase s'est exprimé dans les colonnes de Libération, lundi 29 avril, pour évoquer Alexandre Benalla. L'ancien salarié de La République en marche, impliqué avec l'ex-collaborateur de l'Elysée dans les violences du 1er-Mai 2018, se montre particulièrement critique. "Je lui dois d'être monté très haut. Je n'oublierai pas. Mais ces derniers mois, il m'a clairement tiré vers le fond", a-t-il déclaré au quotidien.

"Je suis obligé de reconnaître que nous n'avons pas vécu l'affaire de la même façon, concède Vincent Crase. Moi, j'ai fui dans ma forêt, à Louviers [dans l'Eure], il n'y a que là-bas que je suis bien. Lui, il a adoré être au centre du jeu, dans la lumière", a-t-il poursuivi.

Alexandre [Benalla], c'est vrai, ne sait pas s'arrêter.Vincent Craseà "Libération"

Outre l'attitude d'Alexandre Benalla, Vincent Crase a commenté les faits qui lui sont reprochés : "Son histoire de passeports diplomatiques utilisés pour voyager en Afrique, c'est dingue. Si, en plus, il a produit des faux dans le cadre de l'enquête judiciaire, il est inexcusable." 

Toutefois, il n'a pas caché pas son admiration pour le personnage : "Il a un talent fou. Une tchatche intarissable. Dans notre domaine, c'est l'un des meilleurs." Il a également loué son jugement alors qu'ils étaient dans la même geôle du palais de justice : "Alexandre m'a dit : 'T'inquiète, une révocation de contrôle judiciaire, c'est quatre mois maximum. On fera du sport, c'est pas la fin du monde.' Il avait raison une fois de plus."

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