VIDEO. Un quasi homonyme d'Alexandre Benalla porte plainte pour injures

"C'est de la méchanceté gratuite", raconte Alexandre Benallaoua à France 3 Occitanie.

L'affaire Benalla a transformé son quotidien en enfer. Alexandre Benallaoua, quasi-homonyme de l'ex-collaborateur de l'Elysée, Alexandre Benalla, a reçu une pluie d'insultes depuis la révélation de cette affaire. "C'est de la méchanceté gratuite (...) pour une affaire (avec laquelle) je n'ai rien à voir", raconte-t-il à France 3 Occitanie

Même lieu de naissance, Évreux (Eure), port de la barbe : la confusion entre Alexandre Benalla et Alexandre Benallaoua est entretenue par l'algorithme de Facebook, lorsque l'on effectue une recherche :  le quasi homonyme est la première personne qui ressort lorsqu'on tape "Alexandre Benalla". Résultat, le quasi-homonyme a reçu des centaines de menaces, d'injures, parfois à caractères homophobes, selon son avocat, Arash Derambarsh. Jeudi 26 juillet, le Toulousain de 41 ans a porté plainte pour injures et diffamation publiques. 

Des centaines de messages injurieux

Tout a commencé le jeudi 19 juillet, alors que les révélations du Monde font éclater l'affaire Benalla, du nom du chargé de mission d'Emmanuel Macron qui était alors inconnu de l'opinion publique. "Depuis, mon client a reçu des centaines et des centaines de messages", explique à franceinfo l'avocat Arash Derambarsh. "Pauvre type", "tu es affreux" et autres insultes grossières ont fleuri dans la boîte de réception d'Alexandre Benallaoua. "Environ 90% sont des messages injurieux, dont certains à caractère homophobe. Et un dixième sont des messages d'encouragement", note l'avocat. "Félicitations pour vos techniques, c'est juste impressionnant", est-il par exemple écrit sur une capture d'écran, que franceinfo a pu consulter.

"Il a reçu des messages des quatre coins du monde. C'est un véritable effet de meute où les gens se précipitent, ne réfléchissent pas et tapent, observe l'avocat. C'est pour cela qu'il fallait porter plainte et médiatiser cela rapidement, pour montrer que ce n'est pas la même personne et pour le protéger." La diffamation publique à caractère discriminatoire est passible de 45 000 d'euros d'amende et d'un an d'emprisonnement, et l'injure publique à caractère discriminatoire est passible de 22 500 euros d'amende et de six mois de prison. 

Alexandre Benalla a été mis en examen pour "violences en réunion"

Alexandre Benalla, licencié de son poste de conseiller à l'Élysée, a été mis en examen pour "violences en réunion" après avoir été filmé en train de frapper et malmener des manifestants. Il est également mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

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