Motions de censure : les drôles d'alliances de l'affaire Benalla

Affaire Benalla : Les élus de gauche vont déposer une motion de censure.
Affaire Benalla : Les élus de gauche vont déposer une motion de censure. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Conséquence de l'affaire Benalla, il y aura finalement deux motions de censure contre le gouvernement : l'une déposée par le groupe Les Républicains, l'autre par les élus de gauche.

L’onde de choc de l'affaire Benalla continue à l’Assemblée Nationale. Deux motions de censure déposées l'une par Les Républicains, l’autre par les élus de gauche, seront débattues mardi. L’opposition veut forcer le Premier Ministre à venir s’expliquer, et pour cela elle a créé des alliances inattendues.

La France Insoumise sur deux tableaux

La France Insoumise surprend particulièrement puisqu'elle a annoncé qu'elle votera les deux motions. Celle de la gauche bien sûr, avec le PS et le PC mais aussi celle de la droite, aux côtés du Rassemblement National et de Debout la France.

Pour Jean-Luc Mélenchon cette décision est tout à fait rationnelle. "Depuis le début de notre participation, nous disons que nous ne nous intéressons pas à l'étiquette mais au contenu de ce qui est proposé.

Nous ne donnons pas dans le ridicule du sectarismeJean-Luc Mélenchon

Malgré ces alliances l’opposition n’arrivera pas à faire tomber le gouvernement, La République en Marche dispose de la majorité absolue à l’Assemblée. Mais pour la socialiste Valérie Rabault c'est surtout l'occasion d'interpeller le gouvernement.

Nous savons que nous avons peu d'espoirs que cette motion soit votée. Mais la motion de censure oblige le Premier ministre à répondreValérie Rabault, Parti Socialiste

Ces alliances inédites et ces motions vont permettre de relancer le débat sur l’affaire Benalla. Mais cette manière de procéder déplaît beaucoup à l'élue LREM, Laetitia Avia.

Ce sont des oppositions qui ne partagent pas les mêmes idées ni les mêmes objectifs mais qui veulent juste existerLaetitia Avia, LREM

Les élus auront du temps pour préparer leur intervention, les signataires des motions auront 25 minutes chacun pour poser leurs questions à Edouard Philippe ce mardi 31 juillet dans l'hémicycle. 

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