Le général Lavergne, mis en cause dans l'affaire Benalla, quitte la sécurité de l'Elysée parce qu'il est promu

Le général Lionel Lavergne lors de son audition devant la commission des lois du Sénat à Paris, le 30 juillet 2018. 
Le général Lionel Lavergne lors de son audition devant la commission des lois du Sénat à Paris, le 30 juillet 2018.  (ALAIN JOCARD / AFP)

Un rapport accablant du Sénat avait relevé ses "incohérences" et "contradictions" lors de son audition. 

Le général Lionel Lavergne, mis en cause par le Sénat dans un rapport sur l'affaire Benalla, va quitter ses fonctions de chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), selon un arrêté publié samedi 4 mai au Journal officiel. En poste depuis avril 2017, il sera remplacé, "à compter du 18 mai", par le colonel de gendarmerie Benoît Ferrand, précise l'arrêté, confirmant une information du magazine L'Essor de la gendarmerie. "Le départ de M. Lavergne intervient dans le déroulement normal de sa carrière, précise l'Elysée. Il bénéficie d'une promotion puisqu'il a été nommé adjoint au directeur des opérations de la gendarmerie nationale."

En mars dernier, le Sénat avait saisi la justice des cas de trois collaborateurs du président Emmanuel Macron, dont le général Lavergne, auditionnés dans le cadre de l'affaire Benalla. La commission d'enquête de Sénat avait pointé dans un rapport accablant les "incohérences" et "contradictions" de Lionel Lavergne, du directeur de cabinet du chef de l'Etat, Patrick Strzoda, et du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, au cours de leurs auditions. A la suite du signalement par le Sénat, le parquet de Paris a ouvert début avril deux enquêtes préliminaires, dont une pour "faux témoignages".

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