VIDEO. Gilles Le Gendre : "Le grand débat fonctionne, apaise et donne des résultats"

FRANCE 3

Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, était dimanche 10 mars l'invité de Francis Letellier sur le plateau de "Dimanche en politique". 

Invité de "Dimanche en politique" dimanche 10 mars, le président du groupe macroniste à l'Assemblée nationale est revenu sur le 17e samedi de mobilisation des "gilets jaunes", le 9 mars, estimant que leur nombre, en baisse, signifie "que le grand débat national que nous avons inauguré il y a bientôt deux mois fonctionne, apaise et donne des résultats. Le mouvement des 'gilets jaunes' peut se poursuivre, ce n'est pas à nous d'en décider. Le point essentiel, c'est de mettre fin aux violences".

Amené à réagir à l'attaque terroriste à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) survenue le 5 mars, Gilles Le Gendre s'est dit favorable à ce que les gardiens de prison fouillent systématiquement les détenus lors de leurs allées et venues. "Cette mesure est à l'étude et devrait probablement voir le jour", assure-t-il, souhaitant que l'organisation des prisons "s'adapte" aux prisonniers radicalisés, capables d'"organiser au sein des établissements des actes de nature terroriste". "Ce qui est important, c'est que les gardiens de prison soient équipés pour faire face à ce nouveau défi", explique-t-il, évoquant les gilets pare-lame dont ils pourraient bénéficier pour leur protection.

"L'aspect politique de l'affaire Benalla est clos"

En ce qui concerne l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), dont les employés risquent de perdre leur emploi, le patron des députés LREM estime que l'idée de Benoît Hamon de nationaliser temporairement une partie de l'entreprise "n'a aucun sens". "Personne ne m'a encore expliqué en quoi le fait de nationaliser un site changerait quoi que ce soit. Nous n'avons pas besoin de ça pour que l'Etat joue un rôle déterminant (...) Ford a été prévenue là-dessus, nous irons jusqu'au bout", martèle-t-il.

Interrogé au sujet de l'affaire Alexandre Benalla, Gilles Le Gendre estime que "l'aspect politique de l'affaire Benalla est clos depuis que l'Elysée a pris la décision de le licencier. Tout ce qui se passe depuis relève du droit commun, est concentré sur un individu qui a peut-être commis des faits dont à aucun moment vous ne pouvez les relier à une décision, à un encouragement qui puisse venir de l'Elysée", assure-t-il. Enfin, il assure que le départ de l'Élysée d'Ismaël Emelien n'est "absolument pas lié" à l'affaire.

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