REPLAY. Affaire Alexandre Benalla : regardez les auditions de Vincent Crase et Yann Drouet au Sénat

Un peu plus tôt devant les sénateurs, Vincent Crase, un proche d'Alexandre Benalla, avait refusé de s'exprimer sur la nature exacte des missions de ce dernier au sein de l'Elysée.

Après Alexandre Benalla et Vincent Crase, c'est au tour de Yann Drouet, l'ancien chef de cabinet du préfet de police de Paris d'être auditionné par la commission d'enquête du Sénat, mercredi 19 septembre, mise en place après les révélations sur des violences commises sur des manifestants le 1er mai dernier.

>> Revivez l'intégralité de l'audition d'Alexandre Benalla devant la commission d'enquête du Sénat

Alexandre Benalla tente de faire baisser la tension. Alexandre Benalla a affirmé ne jamais avoir été le garde du corps d'Emmanuel Macron. L'ancien collaborateur de l'Elysée ajoute que le port d'arme dont il disposait "n'était pas lié à la sécurité du président de la République mais à (s)a sécurité personnelle".

 Une brève audition pour Vincent Crase. Devant les sénateurs, il a refusé de s'exprimer sur la nature exacte des missions d'Alexandre Benalla au sein de l'Elysée. Au moment des faits, les deux hommes étaient respectivement adjoint du chef de cabinet de la présidence et employé du parti présidentiel La République en marche. Ils ont tous deux été licenciés après la divulgation des événements dans la presse.

 Yann Drouet s’explique sur l’autorisation du port d’arme d’Alexandre Benalla. Il a assuré  que cette demande avait été “confirmée” par Patrick Strzoda, le directeur de cabinet de la présidence, par “courriel”. Il a ensuite expliqué qu’il n’était “pas informé des deux refus du ministère de l’Intérieur” concernant l’attribution d’un port d’arme à Alexandre Benalla. 

Mettre au jour d'éventuels "dysfonctionnements de l'Etat". Philippe Bas, président de la commission d'enquête, et Jean-Pierre Sueur, corapporteur PS de la commission, disent vouloir mettre au jour d'éventuels "dysfonctionnements" des services de l'État, sans empiéter sur les prérogatives de la justice.

23h58 : "Les zones de contradictions se sont plutôt élargies. Et plus nous avançons dans cette affaire, plus les choses bougent. (...) Plus les choses avancent, plus on voit qu'il coordonne tout, que c'est l'homme de confiance du président, et qu'il a un pouvoir très important".

Invité de franceinfo ce soir, le sénateur Jean-Pierre Sueur, co-rapporteur de la commission d'enquête sur l'affaire Alexandre Benalla, retient le "climat calme et serein" dans lequel s'est déroulée son audition, mais surtout les contradictions qu'il a relevées, notamment sur la raison pour laquelle l'ancien collaborateur de l'Elysée avait le droit de porter une arme.

19h27 : Les deux jeunes gens reconnaissent avoir jeté des projectiles envers les CRS, notamment une carafe d'eau. Un acte "irréfléchi", selon leur avocat, qui explique qu'ils se promenaient place de la Contrescarpe quand ils se sont retrouvés au milieu des manifestants du 1er-Mai.

19h26 : Les deux jeunes gens avaient été placés en garde à vue après leur interpellation, mais ils n'avaient jamais été entendus depuis le début de l'affaire et l'ouverture d'une enquête sur les violences commises par Alexandre Benalla, jusqu'à aujourd'hui. Ils s'étaient constitués parties civiles en juillet.

19h20 : Le couple interpellé violemment par Alexandre Benalla place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai a été entendu pour la première fois par les juges d'instruction.

15h38 : "On ressort de cette audition noyés sous un flot de paroles (...) on en ressort avec presque plus de questions que de réponses."

Sur franceinfo, cet élu républicain revient sur l'audition d'Alexandre Benalla.

15h28 : L'audition de l'ancien chargé de mission a fait le bonheur des internautes ce matin. Voici quelques-uns des tweets qui nous ont fait rire.

15h28 : C'est normal @Fab. La commission d'enquête sénatoriale n'avait pas le droit d'aborder ce sujet, parce qu'il fait l'objet d'une enquête judiciaire. Elle porte en réalité sur les "conditions dans lesquelles des personnes n'appartenant pas aux forces de sécurité intérieure ont pu ou peuvent être associées à l'exercice de leurs missions de maintien de l'ordre et de protection de hautes personnalités et le régime des sanctions applicables en cas de manquements". En clair, elle cherche à comprendre comment Alexandre Benalla s'est retrouvé au milieu des forces de l'ordre ce jour-là et quel était son rôle à l'Elysée.

15h26 : Je suis surpris du fait que le sujet de la violence dont il a fait preuve envers des manifestants, casqué, alors qu'il n'avait rien à faire à titre professionnel sur cette manifestation et portant un brassard de police, n'ait pas été abordé. En tout cas, je n'en vois rien dans la synthèse de l'audition (que je n'ai pas pu suivre).

14h41 : "Pour vous répondre de manière très précise". Probablement un peu stressé par son audition, Alexandre Benalla a multiplié les tics de langage ce matin. Voici quelques exemples :

(FRANCEINFO)

14h37 : Voici les contenus qui retiennent le plus votre attention sur notre site :

Notre résumé de l'audition d'Alexandre Benalla devant le Sénat.

Le replay de cette même audition.

L'article sur la déclaration d'Eric Zemmour sur Maurice Audin.

13h16 : L'audition de Yann Drouet, ancien chef de cabinet du préfet de police de Paris, est terminée. Elle clôt cette journée d'audition.

13h10 : "J'ai dit toute la vérité, je suis soulagé."

Sur RTL, l'ancien chargé de mission livre son sentiment après son audition.

13h01 : L'ancien chef de cabinet du préfet de police, Yann Drouet, contredit Alexandre Benalla : "ce n'est pas pour sa sécurité personnelle que le port d'arme lui a été octroyé. C'est dans le cadre de ses fonctions", affirme-t-il.

12h48 : @city95 : Oui, mentir devant une commission d'enquête est passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. En juillet 2017, un pneumologue, qui avait caché aux sénateurs ses liens avec Total, avait été condamné à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende.

12h47 : #Benalla Y-a-t-il des sanctions prévues par la loi en cas de mensonge avéré devant une commission parlementaire ?

12h44 : Les sénateurs cuisinent en ce moment l'ancien chef de cabinet du préfet de police sur les contradictions autour du port d'arme d'Alexandre Benalla. L'intéressé assure qu'on le lui a accordé pour sa sécurité personnelle, mais l'arrêté préfectoral mentionne des "missions de police". "Rien n'est cohérent", s'agace le sénateur François Grosdidier (Les Républicains).

12h44 : Voici les contenus qu'il ne fallait pas manquer ce matin sur franceinfo :

Cet article de Pierre Godon sur Bruno Genesio, le très critiqué entraîneur de l'Olympique Lyonnais.

Ce portrait par Anne Brigaudeau de Philippe Bas, le sénateur qui préside la commission d'enquête du Sénat.

12h33 : Et si vous souhaitez regarder l'intégralité de cette audition, le replay est disponible ici.

12h32 : Ses excuses aux sénateurs, sa rencontre avec Macron, ses fonctions à l'Elysée, son port d'arme... Voici ce qu'il faut retenir de l'audition d'Alexandre Benalla devant le Sénat.



(BERTRAND GUAY / AFP)

12h30 : C'est tout à fait cela @Madec22. La commission d'enquête ne porte pas sur les faits qui valent à Alexandre Benalla d'être mis en examen, afin de ne pas interférer avec la justice. Elle s'intéresse très précisément aux "conditions dans lesquelles des personnes n’appartenant pas aux forces de sécurité intérieure ont pu ou peuvent être associées à l’exercice de leurs missions de maintien de l’ordre et de protection de hautes personnalités et le régime des sanctions applicables en cas de manquements". En clair, elle cherche à comprendre comment Alexandre Benalla s'est retrouvé au milieu des forces de l'ordre ce jour-là.

12h27 : Aucune question sur l'attitude de Benalla le 1er mai (ce qui a déclenché l"affaire"). Cet aspect du dossier serait-il du domaine de l'action de la justice en cours ? d'où cette impasse ? merci

12h26 : "Monsieur Benalla frappe aussi vite les opposants politiques qu'il ment avec aplomb."

Sur franceinfo, le député "insoumis" réagit à l'audition du chargé de mission de l'Elysée. Il pointe notamment le caractère personnel du port d'arme avancé par l'intéressé, alors que l'arrêté préfectoral parle de "missions de police".

12h11 : @Clément : Effectivement, la finalité d'une commission d'enquête est de rédiger un rapport, qui sera mis en ligne sur le site du Sénat. Vous pouvez trouver quelques exemples sur cette page.

12h11 : Que se passera-t-il après ces auditions ? Ils produisent un rapport ?

12h10 : L'audition de Vincent Crase est terminée. C'est maintenant au tour de Yann Drouet, ancien chef de cabinet du préfet de police de Paris, de répondre aux questions des sénateurs. L'édition spéciale continue sur franceinfo.

11h56 : "Je ne suis pas salarié de La République en marche. J'ai été licencié le 31 juillet. Concernant le fait que je sois toujours militant, je ne sais pas, je reçois toujours des mails", indique Vincent Crase.

11h52 : "Cela ne me concerne en rien. Je ne connais pas sa fiche de poste".

Vincent Crase refuse de s'exprimer sur la fonction d'Alexandre Benalla au sein de l'Elysée.

11h47 : "Avec Alexandre Benalla, nous nous sommes côtoyés, on s'est croisés, mais je n'ai aucun souvenir d'avoir eu même le temps de déjeuner avec lui. Il n'y a pas de lien hiérarchique entre lui et moi au Palais", assure Vincent Crase au sujet de ses liens avec Alexandre Benalla.

11h37 : "J'ai été présenté par M. Benalla, nous nous connaissons depuis 2009. Je l'ai rencontré dans le cadre de sa préparation à la gendarmerie. Il m'a proposé de rejoindre les gens d'En marche", poursuit Vincent Crase.

11h37 : "J'ai été associé à la campagne présidentielle du candidat Macron fin septembre-octobre 2016. Mon rôle était dans un premier temps d'accompagner le service d'ordre, nous avons recruté et formé des bénévoles. J'ai ensuite été salarié d'En marche après la victoire", indique Vincent Crase.

11h32 : Le président de la commission, Philippe Bas, rappelle que Vincent Crase avait demandé le huis clos pour cette audition. La commission a refusé "dans un souci de transparence", assure le sénateur LR.

11h41 : C'est désormais au tour du gendarme réserviste de l'Elysée, Vincent Crase, d'être auditionné par la commission d'enquête du Sénat. Vous pouvez la suivre dans notre direct.

11h16 : L'audition d'Alexandre Benalla est désormais terminée. C'est Vincent Crase qui va à présent être entendu par la commission d'enquête du Sénat.

11h14 : "Je ne suis pas un voyou, je ne suis pas une petite frappe comme on a pu me qualifier", assure Alexandre Benalla qui indique que son casier judiciaire est vierge.

11h01 : "Ça fait partie des fake news. Je n'ai jamais été présent à la manifestation pour Mireille Knoll, j'étais présent avec Emmanuel Macron au cimetière. Je n'ai jamais été présent dans aucune manifestation depuis le 17 mai", affirme Alexandre Benalla. Il était interrogé sur sa présence dans des manifestations en dehors de celle du 1er mai.

10h57 : "Le garde du corps était soit à droite si j'étais à gauche, soit à gauche si j'étais à droite", affirme Alexandre Benalla.

10h55 : "La voiture de police n'est pas une voiture de police. Les véhicules de service de l'Elysée sont équipés d'avertisseurs spéciaux. (...) C'est pour remplir vos missions au mieux, ce n'est pas moi qui ai fait le choix d'équiper ce véhicule. Je n'ai bénéficié d'aucun avantage", assure Alexandre Benalla au sujet de son véhicule.

10h52 : "La délivrance de passeports diplomatiques pour l'ensemble des personnels qui se déplacent avec le président de la République est automatique. Ça ne confère aucun avantage ou immunité. Ces passeports sont au bureau que j'occupais à l'Elysée", explique Alexandre Benalla au sujet de ses passeports diplomatiques.

10h44 : "Qui que je sois à l'Elysée, il n'y a que le président de la République qui pourrait faire entrer des gens sans en informer le commandement militaire", déclare Alexandre Benalla au sujet de visiteurs qu'il aurait fait entrer à l'Elysée.

10h36 : Si vous avez des questions au sujet de l'audition d'Alexandre Benalla qui se déroule en ce moment au Sénat, n'hésitez pas à les poster dans ce live, nous y répondrons.

10h36 : "Si les policiers d'élite du GSPR et les gendarmes d'élite me craignaient, je serais assez inquiet pour la sécurité du président. Il n'y a eu aucun incident avec eux, ce sont des camarades avec lesquels on s'entend bien. Je mangeais avec eux, j'allais m'entraîner avec eux à la salle de tir..." assure Alexandre Benalla au sujet de ses relations avec les forces de l'ordre de l'Elysée.

10h29 : "L'habilitation secret défense, ce n'est pas un passe-droit ni un privilège. C'est juste une sécurité et en même temps une responsabilité que l'on vous confie", déclare Alexandre Benalla au sujet de son habilitation.

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