Affaire Benalla : la commission d'enquête n'a pas reçu la fiche de poste et le bulletin de salaire d'Alexandre Benalla

RADIO FRANCE / FRANCEINFO

Philippe Bas, sénateur LR de la Manche et président de la commission des lois du Sénat, invité sur franceinfo, regrette de ne pas avoir reçu ces pièces et affirme ne "pas avoir subi de pressions", avant l'audition mercredi matin de l'ancien chargé de mission de l'Élysée. 

Philippe Bas, sénateur LR de la Manche et président de la commission des lois du Sénat, a affirmé, mercredi 19 septembre sur franceinfo, ne pas avoir reçu la fiche de poste et le bulletin de salaire d'Alexandre Benalla. Celui qui dirige la commission d'enquête avait demandé ces éléments à l'Elysée avant l'audition de l'ancien chargé de mission de l'Elysée. "On m'a répondu que c'était contraire à la séparation des pouvoirs", a expliqué Philippe Bas.

>> DIRECT. Alexandre Benalla est auditionné par la commission d'enquête du Sénat : regardez notre édition spéciale

"Je ne comprends pas cette sélectivité alors même que la fiche de salaire a été publiée dans la presse et que nous avons auditionné à plusieurs reprises des collaborateurs du président de la République qui nous ont donné leur version de la fonction de M. Benalla", a réagi Philippe Bas, qui assure cependant que l'Élysée lui a fourni "tous les autres documents" qu'il demandait, soit au total "une dizaine de documents". "Il y a une certaine sélectivité dans la manière dont les informations sortent de l'appareil d'État", a-t-il regretté.

"Je n'ai pas eu de pressions"

"Heureusement, je n'ai pas eu de pressions", a par ailleurs affirmé le sénateur, alors qu'Emmanuel Macron a appelé la semaine dernière le président du Sénat, Gérard Larcher. "Je n'ai pas eu d'échos de ce coup de fil dont la presse a parlé mais, s'il a bien existé, je le crois totalement déplacé", a assuré Philippe Bas.

"Le Parlement accomplit souverainement sa tâche. Il le fait en ne débordant jamais sur la justice", a martelé le président de la commission des lois. "Nous ne nous intéressons à aucun acte et aucune décision du président de la République. Pourquoi cette espèce de sentiment d'encerclement ?", a-t-il questionné. "Je demande un peu plus de sérénité dans le débat politique autour de cette affaire pour ne pas lui donner une importance qu'elle n'a pas."

Vous êtes à nouveau en ligne