Affaire Benalla : "Ce que j'attends, c'est qu'une enquête très complète puisse établir qui sont les responsables"

David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, le 4 avril 2018, pendant le congrès de son organisation à Levallois-Perret.
David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, le 4 avril 2018, pendant le congrès de son organisation à Levallois-Perret. (LUDOVIC MARIN / AFP)

David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale a confié dimanche à franceinfo son souhait de comprendre comment Alexandre Benalla a pu intervenir au sein de plusieurs services d'ordre.

"Ce que j'attends maintenant, c'est qu'une enquête très complète puisse permettre d'établir qui sont les responsables de cette déplorable affaire", a déclaré dimanche 22 juillet sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, après la mise en examen de trois policiers dans l'enquête sur l'affaire Benalla.

Les trois fonctionnaires sont mis en examen pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel". Tous les trois avaient déjà été suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance des manifestations du 1er-Mai à Alexandre Benalla.

Pour David Le Bars, "la copie de la vidéo si c'est une faute, ce n'est pas non plus l'explication de la présence de monsieur Benalla dans les services d'ordre et les méthodes qu'il y a employées".

À la question de savoir s'il y a eu des pressions, le syndicaliste répond : "Non, je ne dirais pas ça, parce que d'abord je n'en ai pas les preuves. Je fais juste le constat qu'on découvre depuis mercredi que monsieur Benalla était présent de façon récurrente sur des services d'ordre et que ça pose la question de savoir à quel niveau cette façon de travailler est décidée et autorisée", conclut-il.

En tout, cinq suspects ont été mis en examen (Alexandre Benalla, Vincent Crase et les trois policiers). Ils ont tous été placés sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

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