Election de Vladimir Poutine : l’Elysée "prend note", le PS s’inquiète

L\'élection de Vladimir Poutine a été accueillie avec mesure par la classe politique française
L'élection de Vladimir Poutine a été accueillie avec mesure par la classe politique française (Cyrill Kallinikov / RIA NOVOSTI)

La classe politique française a réagi avec précaution à l’élection dès le premier tour de Vladimir Poutine à la présidence russe. "La démocratie est une longue route", a déclaré, mesurée, NKM tandis qu'Eva Joly se déclare "scandalisée".

La classe politique française a réagi avec précaution à l'élection dès le premier tour de Vladimir Poutine à la présidence russe. "La démocratie est une longue route", a déclaré, mesurée, NKM tandis qu'Eva Joly se déclare "scandalisée".

Sans surprise, Vladimir Poutine a été élu, dimanche 4 mars, président de la Russie dès le premier tour du scrutin présidentiel avec près de 64% des voix. Une élection à laquelle les politiques français ont réagi avec des pincettes.

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy et ancienne membre du gouvernement Fillon a semblé gêné au moment de s'exprimer sur l'élection du président russe. "La démocratie est une longue route", a-t-elle déclaré énigmatique avant d'ajouter : "Peut-être qu'on est pas au bout de la route..."

Le Quai d'Orsay attend le rapport de l'OSCE

Quant au Quai d'Orsay, dans l'attente "du rapport préliminaire" de l'OSCE sur le déroulement de l'élection et soucieux de ne pas froisser les relations diplomatiques entre les deux pays, il a simplement "pris note des résultats provisoires de l'élection présidentielle russe indiquant une nette victoire de M. Vladimir Poutine dès le 1er tour". Et le ministère de préciser que Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, prendraient la parole plus tard dans la journée de lundi.

Une posture modérée et mesurée également adoptée par les lieutenants de François Hollande. Si Manuel Valls, directeur de la communication du candidat socialiste, a souligné que "la Russie est un grand pays", il a néanmoins montré son inquiétude. "C'est un pouvoir autoritaire où la presse a du mal à exercer son métier et où l'opposition est réprimée, a-t-il rappelé. Les fraudes jettent un doute sur cette élection."

"Pleins pouvoirs"

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a également exprimé ses doutes. Mais l'ancien ministre des affaires européennes a tenu à préciser, interviewé sur Public Sénat et Radio Classique, que "si demain François Hollande est président de la République, il traitera avec tous les dirigeants légitimes de la planète".

Qu'entend-il à l'évocation de la légitimité des dirigeants de la planète ? "Légitimes, c'est-à-dire ceux qui auront été élus par leur peuple", a-t-il rétorqué, englobant Vladimir Poutine et Hu Jintao dans le lot.

Dès dimanche, Eva Joly avait quant à elle déjà pris position, jugeant « scandaleux » le caractère autocratique du pouvoir russe. "Visiblement, Vladimir Poutine considère les élections russes et la démocratie comme de simples formalités à remplir avant de récupérer les pleins pouvoirs, pleins pouvoirs qu'il n'a d'ailleurs jamais cessé d'exercer", a écrit la candidate EELV dans un communiqué.

Vous êtes à nouveau en ligne