Dominique de Villepin utilise de plus en plus Twitter pour critiquer le gouvernement

Dans l\'enquête Ipsos, Dominique de Villepin apparaît comme le premier ministre de droite préféré des Français.
Dans l'enquête Ipsos, Dominique de Villepin apparaît comme le premier ministre de droite préféré des Français. (AFP)

Désormais candidat à l’élection présidentielle, Dominique de Villepin a créé la surprise en entrant dans la course à l’Elysée sans que personne ne l'attende. Depuis, il s’est fait très critique à l’encontre du gouvernement, notamment sur Twitter.

Désormais candidat à l'élection présidentielle, Dominique de Villepin a créé la surprise en entrant dans la course à l'Elysée sans que personne ne l'attende. Depuis, il s'est fait très critique à l'encontre du gouvernement, notamment sur Twitter.

Dominique de Villepin a beau avoir son propre réseau social la semaine dernière, le président de République solidaire est devenu son propre média en utilisant Twitter. Mais ces quinze derniers jours, il s'est fait de plus en plus critique à l'égard du gouvernement. Voire messianique.

Cette stratégie est-elle efficace ? Surtout, qui Dominique de Villepin espère-t-il convaincre en tweetant ainsi ?

Le candidat à l'élection présidentielle utilise le réseau de micro-blogging depuis le 7 avril 2009, mais il n'en garde pas moins l'usage qu'en font la plupart des hommes politiques jusqu'à présent. Ils promeuvent leur activité, leurs tribunes et leurs interviews.

Mais depuis deux semaines, l'utilisation de Dominique de Villepin a changé.

Le 16 décembre, il : "La présidentielle est la rencontre entre un homme et un peuple. Ce n'est pas la loi partisane qui doit s'exprimer, mais l'intérêt général." Le même jour, il : "La France ne peut s'installer dans la défaite. Elle a trop d'atouts, trop d'énergie, trop d'enthousiasme pour cela."

Le 17 décembre, il revient sur les , balayant les reproches que lui formule l'UMP à propos de sa candidature : "L'argument du 21 avril, à l'endroit ou à l'envers, c'est la rançon de la médiocrité, c'est le manque de courage politique."

Le lendemain, le président de République solidaire insiste de nouveau sur , comme pour justifier à nouveau sa candidature : "La présidentielle, c'est le rendez-vous de la Nation, pas celui des partis. Je dis aux Français de ne pas se laisser voler cette élection."

Peu de temps après, il rend à l'ancien président tchèque, décédé : "Je voudrais saluer avec tristesse la disparition de Vaclav Havel, cet homme courageux qui a incarné aux yeux du monde l'Homme européen."

"Ce gouvernement a menti aux Français, et cela va se payer !"

Mais c'est à partir du 19 décembre que les tweets de l'ancien premier ministre à l'encontre du gouvernement : "Ce gouvernement a choisi de diviser, pour soi-disant éviter la montée des extrêmes. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la France."

"Je suis pour l'instauration d'un Etat d'urgence économique, social et financier en France face à la crise", le 21 décembre. : "Nous devons retrouver notre souveraineté, redevenir compétitif et respecter plus de discipline budgétaire."

Le 22 décembre, le voici qui : "En 2007, François Fillon disait être à la tête d'un État en faillite. Qu'a-t-il fait ? Il a augmenté la dette de 700 milliards." Pour dénoncer ensuite , selon lui : "L'irresponsabilité ne peut pas rester dans l'impunité. Ce gouvernement a menti aux Français, et cela va se payer !"

Après les fêtes de Noël, le poète reprend la plume avec un tweet qui sera , voyant en ce dernier un message démagogique : "Ce n'est pas à l'UMP de choisir le président de la République, ce n'est pas au PS, pas plus qu'au MoDem ou au FN, c'est aux Français !"

Enfin, mardi 27 décembre, Dominique de Villepin à leur plus haut niveau depuis 1999, renvoyant encore la faute au gouvernement : "Le désarroi du gouvernement sur le chômage semble si grand qu'il mine le bon sens le plus élémentaire."

Vous êtes à nouveau en ligne