Divergence au sein des eurodéputés

Les eurodéputés nouvellement élus doivent désigner le futur Président de la Commission européenne
Les eurodéputés nouvellement élus doivent désigner le futur Président de la Commission européenne (© France)

Les parlementaires européens sont divisés sur le futur président de la Commission et la date de son élection

Les parlementaires européens sont divisés sur le futur président de la Commission et la date de son électionLes parlementaires européens sont divisés sur le futur président de la Commission et la date de son élection

Poul Nyrup Rasmussen, le président du parti socialiste européen (PSE), a affirmé jeudi qu'"une désignation précoce nuirait tant à la prochaine Commission qu'au prochain Parlement".

A l'appui de ses propos, la possible entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Selon M. Rasmussen, choisir le président de la Commission maintenant et le reste de ses membres en novembre seulement "signifierait les désigner sous deux traités différents" : le traité de Nice qui régit aujourd'hui l'Union européenne et le traité de Lisbonne, s'il est ratifié par l'Irlande d'ici là. Il appelle donc les dirigeants européens, réunis jeudi et vendredi en sommet à Bruxelles, à "reporter la décision".

Autre sujet de mobilisation, le nom du futur président. Selon le leader du PSE, la reconduction de José Manuel Barroso est "loin d'être acquise". Les socialistes ne sont "pas les seuls à s'opposer à 5 ans de plus de Barroso", a-t-il affirmé.

Si les responsables du Parti populaire européen (conservateurs) - qui a remporté les élections et dont est issu M. Barroso - plaident pour une reconduction rapide pour préserver la "continuité" de l'UE face à la crise, les Libéraux de l'ADLE, troisième force politique, semblent eux divisés. Leur chef de file actuel, Graham Watson, a estimé lundi qu'il ne serait "pas logique" de désigner M. Barroso avant ses collègues à l'automne. Certains membres du groupe centriste pourraient malgré tout appuyer le PPE, selon des eurodéputés.

Quant aux dirigeants européens, ils sont partagés sur le calendrier à suivre. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui ont réaffirmé jeudi à Paris leur soutien à M. Barroso, ont parlé de prendre une décision "en juillet", tandis que le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui présidera l'UE à partir de juillet, voudrait une nomination la semaine prochaine.