Le trésorier national de l'UMP, Dominique Dord, démissionne de son poste

Au siège de l\'UMP, rue de Vaugirard (Paris), le 22 novembre 2012.
Au siège de l'UMP, rue de Vaugirard (Paris), le 22 novembre 2012. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Dominique Dord, soutien de François Fillon, "refuse de cautionner la mascarade qui se joue actuellement" à l'UMP.

CHAOS A L'UMP - Après l'échec de la médiation d'Alain Juppé et l'annonce d'un recours en justice de François Fillon, l'UMP est au bord du gouffre, lundi 26 novembre. Dernier rebondissement en date, Dominique Dord, soutien de François Fillon, a annoncé au Dauphiné Libéré qu'il démissionnait de son poste de trésorier national de l'UMP, "ne pouvant plus supporter l'ambiance au sein de la direction du parti". Le député-maire d'Aix-les-Bains (Savoie) "refuse de cautionner la mascarade qui se joue actuellement". Il présentera sa démission dans l'après-midi.

La CNR pourrait rendre ses conclusions cet après-midi

La commission des recours, qui avait arrêté ses travaux dimanche pendant la réunion Juppé-Copé-Fillon avant de les poursuivre jusqu'à minuit, s'est remise au travail lundi matin. Selon Roger Karoutchi, proche de Jean-François Copé, elle devrait donner les résultats de l'élection cet après-midi.

Non alignée dans la guerre Fillon-Copé, la députée Nathalie Kosciusko-Morizet a proposé lundi sur Europe 1 un nouveau vote. Elle a même lancé "une pétition" pour demander à "revoter" à l'UMP et un site internet, jeveuxrevoter.fr. "La légitimité politique [de l'élection du 18 novembre] n'est pas acquise. Elle est trop douteuse, trop contestée", a affirmé l'ancienne ministre. Une proposition que Jean-François Copé a immédiatement refusée sur BFMTV.

François Fillon envoie les huissiers au siège de l'UMP

De son côté, François Fillon a annoncé, dans un communiqué mis en ligne sur son site internet, qu'il demandait "la saisie à titre conservatoire des données électorales pour garantir ses droits de défense". "On ne peut considérer que les documents électoraux soient a l'abri de manipulations ou d'altérations", justifie l'ancien Premier ministre, qui annonce qu'un huissier se rendra au siège de l'UMP pour opérer la saisie. Mais, selon l'avocat de François Fillon, interrogé par BFMTV, ce dernier n'a pas pu saisir de document. "Les dirigeants de l'UMP ont refusé d'exécuter une décision de justice ayant force d'obligation", a-t-il assuré. L'huissier n'a pas souhaité faire de commentaire à sa sortie du siège de l'UMP :

Matthias Barroin - France 2

Cette nouvelle journée d'incertitude est également marquée par l'intervention de Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République, qui s'était déclaré dimanche "favorable à toute initiative pouvant permettre de régler la situation", doit déjeuner lundi midi avec François Fillon. Interrogé lundi matin par RTL sur un ultime recours à Nicolas Sarkozy pour un cessez-le-feu à l'UMP, Alain Juppé a répondu : "Est-ce que Nicolas Sarkozy peut calmer le jeu et inciter les parties à se remettre autour de la table pour discuter d'une solution ? C'est à lui de jouer."

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