Deux députés demandent des comptes à Ségolène Royal sur son bilan d'ambassadrice des pôles

Ségolène Royal, le 23 mars 2017 à New York (Etats-Unis). 
Ségolène Royal, le 23 mars 2017 à New York (Etats-Unis).  (EUROPANEWSWIRE /GADO / ARCHIVE PHOTOS / GETTY IMAGES)

Les députés veulent notamment entendre les explications de l'ancienne ministre sur "son absence à l'ensemble des réunions officielles au Conseil de l'Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination". 

Ségolène Royal, mise en cause pour l'utilisation de ses moyens d'ambassadrice des pôles, va être convoquée pour s'expliquer à l'Assemblée, à l'initiative de deux députés UDI et LREM, a indiqué mardi 24 décembre le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, confirmant une information du Figaro.

Le député Christophe Naegelen (UDI), co-responsable de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la problématique des pôles, et son collègue macroniste Eric Girardin vont transmettre la convocation à l'ex-ministre dans les jours à venir. "Nous demandons qu'elle soit en parallèle auditionnée par la commission des Affaires étrangères", a précisé Jean-Christophe Lagarde. 

Ségolène Royal, nommée il y a deux ans ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles, devrait recevoir la convocation dans les jours à venir. Les députés veulent entendre ses explications sur "son absence à l'ensemble des réunions officielles au Conseil de l'Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination" et "ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale", selon Christophe Naegelen, cité par Le Figaro

Déjà épinglée en novembre

En novembre, l'hebdomadaire Le Point et franceinfo avaient publié des enquêtes pointant le comportement de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Ces enquêtes l'accusaient de se servir de sa fonction – pour laquelle elle n'est pas rémunérée – et de ses trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères, pour promouvoir des activités personnelles.

Des "insinuations" "calomnieuses", avait réagi l'ancienne ministre de l'Environnement, qui avait dénoncé des "attaques" lancées "comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l'élection présidentielle" en 2022. Une élection à laquelle elle n'a pas exclu de participer.

Interrogée par le service politique de France Télévisions, Ségolène Royal a estimé que son audition "ne débouchera sur rien.""Ils ne savent plus quoi inventer pour me faire taire parce que toute parole de vérité qui dénonce les graves désordres sociaux dont la France souffre, les dérange." 

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