Dernier budget du quinquennat Sarkozy

Nicolas Sarkozy et Valerie Pecresse participent à la 35e Conférence international de la physique des hautes énergies, à Paris, le 26 juillet 2010.
Nicolas Sarkozy et Valerie Pecresse participent à la 35e Conférence international de la physique des hautes énergies, à Paris, le 26 juillet 2010. (AFP - Michel Euler)

Les temps changent à l'Elysée, crise oblige. Non seulement l'austérité n'est plus un mot tabou mais le gouvernement, qui présente mercredi son budget 2012, se dit prêt à discuter du seuil mais aussi du taux d'imposition des hauts revenus.

Les temps changent à l'Elysée, crise oblige. Non seulement l'austérité n'est plus un mot tabou mais le gouvernement, qui présente mercredi son budget 2012, se dit prêt à discuter du seuil mais aussi du taux d'imposition des hauts revenus.

La feuille de route présentée par Valérie Pécresse est précise : ramener les déficits publics de 5,7% du PIB cette année, à 4,5% l'an prochain et 3% en 2013, plafond fixé par les traités européens.

"Quelle que soit l'évolution des prévisions de croissance", cet objectif sera tenu a promis la ministre du Budget mercredi matin, sur RTL. "Le budget 2012, c'est le budget des engagements tenus avec un déficit à 4,5% de la richesse nationale, c'est à dire 80,8 milliards d'euros", a-t-elle poursuivi. "En 2013, nous serons à 3% de déficit sur l'ensemble des administrations. Pour la sécurité sociale, nous afficherons un déficit en baisse de 40%. Nous aurons deux ans d'avance sur nos réductions de déficit", a-t-elle ajouté.

Une gageure quand on pense que la France n'a plus enregistré un seul budget excédentaire depuis 1974.

Mais il y a urgence pour Patrick Devedjian. "La France a 1.700 milliards d'euros d'endettement et ça augmente tous les ans. Donc il faudrait inverser la tendance", a fait valoir l'ancien ministre au même moment sur France 2. Parmi les pistes évoquées, la réduction du train de vie de l'Etat.

Ecouter Patrick Devedjian aux 4 vérités du 28 septembre 2011

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Indicateur particulièrement signifiant de l'état des finances publiques de la France : pour la première fois, la charge de la dette deviendra en 2012 le premier poste de dépenses, devant les budgets (hors pensions) de l'Enseignement scolaire et de la Défense.

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