Défense : vers un budget réduit au minimum ?

(Maxppp)

François Hollande doit réunir ce mardi un Conseil de Défense, à l'Elysée, sur l'avenir des Armées. Le président de la République va devoir procéder à un arbitrage entre la souveraineté militaire du pays et les exigences d'économies du ministère du Budget. Des économies qui pourraient déboucher sur la suppression de 30.000 à 50.000 emplois.

L'inquiétude gagne le
ministère de la Défense et les industries militaires : l'exécutif va devoir
trancher, dans les jours à venir, sur une nouvelle orientation bugétaire pour
la Défense française. Mi-avril, un nouveau Livre blanc de la Défense française
sera publié : d'ici là, François Hollande, chef des Armées, aura dû procéder à
un arbitrage entre deux hypothèses pour la réduction des coûts des forces
armées françaises.

Ces deux hypothèses, l'une
comme l'autre, s'avèreront difficiles pour le monde de la Défense, déjà touché
par une baisse des effectifs sur la période 2009-2015 (la suppression de 54.000
postes était prévue). La moins pire des deux, le scénario "Y", prévoit,
selon les informations du journal Le Monde , une baisse du poids
de la Défense dans le PIB à 1,25% en 2025 (il est aujourd'hui de 1,56% du PIB).

Bercy veut "tuer
le ministère de la Défense
"

La deuxième hypothèse
porte la lettre "Z". C'est le scénario défendu par le ministère de la
Défense. Le budget serait réduit à 28 milliards d'euros pour 2015, contre 31,4
milliards aujourd'hui. Un projet inacceptable pour Patricia Adam, présidente
(PS) de la commission de la Défense à l'Assemblée Nationale. Elle accuse Bercy de vouloir "tuer la Défense " :

Parmi les conséquences soulignées par Le Monde , la
possibilité de ne plus mener qu'une seule opération extérieure à la fois, avec
7.000 hommes au maximum. Dès 2015, il entraînerait également 50.000
suppressions d'emplois, et une division par deux, à terme, du format de
l'armée, en nombre d'avions de chasse par exemple.

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