Nicolas Dupont-Aignan appelle à une "union de la droite", y compris le FN

Nicolas Dupont-Aignan à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 27 juin 2017. 
Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale, à Paris, le 27 juin 2017.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Invité de France Inter samedi, le président de Debout la France veut que l'ensemble de la droite se rassemble "autour d'un programme commun" pour contrer "la politique désastreuse" d'Emmanuel Macron. 

Des Républicains au Front national, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a appelé, samedi 16 septembre sur France Inter, à une "union de la droite". "Si on ne s'unit pas, si on ne définit pas un programme commun sérieux capable de convaincre les Français, monsieur Macron fera son duo avec monsieur Mélenchon et il restera au pouvoir pour mener une politique désastreuse pour notre pays", a estimé le député de l'Essonne.

"Il y a eu l'union de la gauche à une époque..."

Il souhaite que "les patriotes se rassemblent dans un programme commun", qu'il dévoilera dimanche au Cirque d'hiver à Paris, lors de l'université de rentrée de Debout la France.

"Il ne faut pas que Laurent Wauquiez parte dans son couloir avec Les Républicains, que je le fasse moi avec Debout la France, tout comme madame Le Pen avec le Front national", estime Nicolas Dupont-Aignan, qui s'interroge : "Il y a eu l'union de la gauche à une époque, pourquoi il n'y aurait pas d'union de la droite ?"

Debout la France "n'a jamais eu autant d'adhérents"

Le député de l'Essonne annonce par ailleurs que Debout la France "n'a jamais eu autant d'adhérents et de ralliements" que depuis son choix de soutenir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, même s'il constate que la cheffe frontiste "n'a pas convaincu les Français".

Nicolas Dupont-Aignan fera sa rentrée politique, dimanche, au cirque d'Hiver de Paris. Le président du mouvement Debout la France organise un meeting et en profitera pour lancer une grande consultation nationale. Une plateforme interactive sera ouverte à tous "ceux qui veulent reconstruire une droite française, patriote, républicaine et humaniste".

Candidat à l'élection présidentielle, le député de l'Essonne affirme avoir enregistré 3 000 adhésions à son mouvement cet été, qui en compterait aujourd'hui 17 000. Il avait obtenu quasiment 5 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle. Il avait été vivement critiqué pour avoir rallié Marine Le Pen durant l'entre-deux-tours.

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