Crise de l'UMP : une présidence à prendre

(Qui va présider l'UMP à partir du 15 juin? © MAXPPP)

Le bureau politique de l'UMP se réunit ce mardi soir pour trancher l'épineuse question de la succession de Jean-François Copé. Une démission effective dimanche prochain…

Edouard Balladur viendra pour apporter sa "caution morale" à un moment où l’UMP est au plus mal. Après la démission forcée de Jean-François Copé à cause du scandale financier impliquant la société de communication Bygmalion, il faut lui trouver un remplaçant à compter du 15 juin, date de son départ effectif, et c’est un triumvirat d’anciens premiers ministres qui devrait prendre le relais jusqu’au congrès d’octobre prochain avec l’aval du vice-président statutaire, Luc Chatel.

La présidence de l’UMP est donc à prendre. Plusieurs noms circulent : Bruno Lemaire, François Baroin, Alain Juppé et même Nicolas Sarkozy qui pourrait saisir l’occasion pour revenir dans le jeu. Et ça, le triumvirat ne l’avait pas prévu.

En se déclarant tous les trois candidats pour assurer l’intérim, ils ont forcé Nicolas Sarkozy à sortir du bois. Ce n’était pas le but de François Fillon, ni de Jean-Pierre Raffarin et encore moins d’Alain Juppé qui talonne l’ancien président dans les sondages et qui peut donc prétendre lui aussi jouer le rôle du sauveur. "Ce sont des amateurs" tacle un ancien ministre qui leur reproche de ne pas se mettre clairement en travers de la route de Nicolas Sarkozy.

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L’ex-président  pourrait effectivement prendre la tête de l’UMP lors du prochain congrès, car c’est tout l’enjeu maintenant : savoir qui va diriger le parti et qui va fixer les règles pour la prochaine présidentielle. Les sarkozystes s’opposent à la primaire, tous les autres la défendent notamment les fillonnistes, qui expliquent que c’est la seule façon d’assurer au candidat le soutien de tout le parti et donc d'exister face au FN. L'ancien président  peut aussi pousser une autre candidature à la tête de l’UMP, et se concentrer sur 2017. Le problème de tous ses adversaires c’est que toutes les options dépendent encore aujourd’hui de Nicolas Sarkozy.

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