Claude Guéant reçoit un livre blanc sur la sécurité

Le ministre de l\'Intérieur, Claude Guéant, à Bourg-en-Bresse (Ain), le 21 octobre 2011.
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, à Bourg-en-Bresse (Ain), le 21 octobre 2011. (PHILIPPE MERLE / AFP)

Ce document, rendu public par le ministre de l'Intérieur aujourd'hui, a été coécrit par deux proches de Nicolas Sarkozy : le préfet de police de Paris et le criminologue Alain Bauer.

De nouvelles propositions sur la sécurité à six mois de la présidentielle. Claude Guéant a reçu mercredi 26 octobre un livre blanc sur ce thème central qui a favorisé la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 et qui reste "une préoccupation centrale des Français", selon le ministre de l'Intérieur interrogé par Le Monde

Copiloté par deux fidèles du chef de l'Etat, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le criminologue Alain Bauer, ce livre blanc se place dans la continuité de l'action de Nicolas Sarkozy depuis son arrivée au ministère de l'Intérieur en 2002.

Parmi ces propositions, on trouve "une réforme de l'ordonnance de 1945" sur la délinquance des mineurs, une contravention pour les parents "qui laissent leurs enfants de moins de 13 ans seuls dans la rue la nuit après 23 heures" ou encore la suspension des allocations familiales pour ceux qui ne respecteraient pas un "contrat" éducatif. En outre, le ministre souhaite que toutes les sentences prononcées soient réellement exécutées et que le principe des peines planchers soit étendu.

Pour les auteurs du livre, il faut "refonder" la sécurité publique

Alain Bauer, interviewé par l'Agence France Presse, estime que "la sécurité publique en France a 70 ans, elle ne correspond plus à la géographie, aux missions, aux métiers". Il préconise donc qu'elle soit refondée dans sa "géographie", en tenant compte des bassins de délinquance notamment, et en fournissant un effort dans "le renseignement opérationnel criminel" tel que celui que pouvaient fournir les anciens Renseignements généraux. 

Pour le criminologue, la révolution de la police judiciaire, "c'est Clemenceau, les brigades du Tigre. Eh bien, il faut faire cette nouvelle étape en sécurité publique."

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