Christiane Taubira "ne supporte pas d'avoir un patron"

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l\'Assemblée nationale, le 25 juin 2013.
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l'Assemblée nationale, le 25 juin 2013. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)

La ministre de la Justice développe sa conception de la hiérarchie dans une interview au "New York Times", samedi.

Trois petites phrases qui ne passent pas inaperçues. Dans un portrait que le New York Times (lien en anglais) lui consacre, samedi 10 août, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, fait part de ses rapports difficiles avec la hiérarchie. "Je ne supporte pas d'avoir un patron", dit-elle au quotidien américain. Le journal rappelle à ses lecteurs que Christiane Taubira, candidate à l'élection présidentielle en 2002, "sert comme ministre de la Justice auprès de François Hollande".

La ministre détaille brièvement sa conception de la hiérarchie. "C'est ma conscience qui est mon patron. Et ma conscience me dicte des règles qui sont extrêmement, je dirais, grandioses - elles sont rudes, mais magnifiques""J'ai toujours fait mes choix", poursuit-elle, indiquant qu'elle accepte d'en payer "le prix"

"Les partis politiques ne lui ont jamais vraiment correspondu", écrit le New York Times pour étayer ses propos. "Dans le sérail politique, elle est connue pour avoir des accès d'autorité et d'orgueil". Christiane Taubira développe également, dans les colonnes du quotidien, sa conception de la justice, plus consensuelle. "Nous allons chercher, au plus profond des gens, leur capacité à d'abord rejeter toute forme de platitudes, de stéréotypes, de clichés", dit-elle, et ensuite, "à comprendre que la justice n'est pas la vengeance". 

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