CGT et CFDT, pas de marche commune le 1er mai

(Maxppp)

Après dix ans de marche commune, Laurent Berger, le nouveau dirigeant de la CFDT, a annoncé la décision de sa centrale syndicale de manifester seule, et non pas avec la CGT, le jour de la fête du travail. La CFDT aurait été "insultée, vilipendée" lors du congrès de la CGT à Toulouse la semaine dernière.

Les rapports entre la
CFDT et la CGT
n'ont jamais été simples. Et le changement à la tête de ces deux
organisations syndicales
n'y change rien. Laurent Berger, le tout nouveau secrétaire
général de la CFDT, a annoncé mardi que son syndicat ne défilerait pas aux côtés
de la CGT lors du traditionnel défilé du 1er mai. Cela faisait dix ans que les
deux syndicats défilaient côte à côte.

"Le 1er mai, la CFDT
n'ira pas manifester avec la CGT. C'est une décision de notre bureau national
de la semaine dernière au moment où la CGT disait qu'il fallait faire un 1er
mai commun
". La raison : son syndicat aurait été "insulté, vilipendé " lors
du congrès de la CGT
à Toulouse la semaine dernière.

"Nos militants ne
veulent pas se faire insulter une semaine et aller manifester avec la CGT une
autre semaine
", a-t-il déclaré. "Quand on se fait traiter de traitre,
de collabo, de renégat, je considère que ce sont des insultes
", a-t-il poursuivi.

Un désaccord sur l'accord sur le marché du travail

Et Laurent Berger de déplorer la tension qui règne en ce moment entre les deux grandes confédérations. Il a aussi assuré vouloir s'entretenir avec Thierry Lepaon, le nouveau secrétaire général
de la CGT pour éclaircir la situation.

Cette nouvelle opposition entre
les deux centrales syndicales remonteen fait au 11 janvier dernier. La CFDT a signé l'accord sur
le marché du travail. 
Le projet de loi qui en découle doit être examiné par
l'Assemblée, la semaine prochaine. La CGT avait lui qualifié ce texte de
destructeur.

Alors que Thierry Lepaon
plaide pour un "syndicalisme rassemblé ", Laurent Berger a souligné
"un désaccord entre deux types de syndicalisme, un syndicalisme qui prend
ses responsabilités dans une situation extrêmement compliquée et un
syndicalisme qui considère que c'est à l'Etat de faire à sa place
".

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