Ce que Hollande et Sarkozy se sont dit en Afrique du Sud

Nicolas Sarkozy et François Hollande discutent le 10 décembre 2013 dans les gradins du stade de Johannesbourg (Afrique du Sud) lors d\'une cérémonie d\'hommage à Nelson Mandela.
Nicolas Sarkozy et François Hollande discutent le 10 décembre 2013 dans les gradins du stade de Johannesbourg (Afrique du Sud) lors d'une cérémonie d'hommage à Nelson Mandela. (SABC / AFP)

Les deux présidents se sont retrouvés à Johannesbourg pour la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela.

François Hollande et Nicolas Sarkozy ne s'apprécient guère. Et depuis que le premier a succédé au second à l'Elysée, les deux hommes ne se croisent qu'à de très rares occasions. Mardi 10 décembre, ils étaient côte à côte dans les tribunes du stade Soccer City de Johannesbourg pour assister à l'hommage rendu à Nelson Mandela en Afrique du Sud. Et les deux présidents se sont parlé. On apprend, dimanche 15 décembre, de quoi ils ont discuté.

Ils avaient pour habitude de se tutoyer. Mais là, rapporte le JDD, "on s'est vouvoyés", a précisé le chef de l'Etat en marge de son voyage en Guyane. Le ton de leurs conversations a été cependant "cordial" et "correct", assure Nicolas Sarkozy, interrogé à son retour jeudi à Paris. Résultat : "Tout s'est bien passé." Tel est le message à "faire passer", selon lui.

Sarkozy "un peu agacé" par Hollande

De tous les sujets de conversations qui s'offraient à eux, ils ont choisi d'évoquer "la situation internationale". Dans les loges avant la cérémonie, ils ont discuté avec les homologues et prédécesseurs. Ils ont même posé pour quelques photos-souvenirs avec la Brésilienne Dilma Rousseff ou le Britannique Tony Blair. Ils n'ont en revanche pas évoqué la prochaine échéance présidentielle de 2017. Ni celle passée de 2012, assure le socialiste. Nicolas Sarkozy a confié à son entourage que François Hollande lui a aussi parlé de "la montée du Front national". "Cela a semblé l'inquiéter", a glissé l'ex-chef de l'Etat.

Les proches de Nicolas Sarkozy interrogés par Le Parisien (article payant) tempèrent. L'ex-locataire de l'Elysée a été "un peu agacé au début" que son successeur "se fasse un coup de pub sur son dos" en l'invitant à ce déplacement symbolique. Ils ont certes parlé de diplomatie mais c'est à la dernière minute, une fois arrivée à l'aéroport de Johannesbourg pour le vol retour, que François Hollande a dit à Nicolas Sarkozy qu'il se rendait le soir même en Centrafique.

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