VIDEO. Présidentielle : investi candidat des socialistes, Benoît Hamon veut "rassembler" sans se trahir

Les poids lourds du gouvernement, à commencer par les proches de François Hollande, ont boudé le meeting d'investiture du vainqueur de la primaire de la gauche, dimanche.

Benoît Hamon veut rassembler, mais aussi "tenir compte [du] mécontentement" d'une partie de la gauche après le quinquennat de François Hollande. Une mission à sa portée, a-t-il assuré lors de son investiture comme candidat des socialistes à la présidentielle, à la Mutualité, à Paris, dimanche 5 février. Mais une mission qui ne s'annonce pas facile. 

"Le rassemblement, ça ne commence pas par le fait d'exiger des têtes, a lancé le candidat, en référence aux demandes de Jean-Luc Mélenchon, au début de son discours. Oui, il y a des désaccords entre nous, comme il y en a toujours eu à gauche. (...) Le rassemblement, c'est le fait de dessiner, ensemble, un horizon commun (...) et il ne peut pas se réduire à un accord d'appareil."

Christiane Taubira acclamée

L'absence de Manuel Valls, de Ségolène Royal, de Stéphane Le Foll ou encore de Bernard Cazeneuve a été remarqué. Hormis Najat Vallaud-Belkacem et Emmanuelle Cosse, les poids lourds du gouvernement ont boudé le meeting d'investiture de Benoît Hamon.

C'est toutefois l'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui a introduit le candidat sur la scène de la Mutualité, à Paris, sous les applaudissements. "La gauche est toujours arrivée au pouvoir dans les moments rudes (...), au moment où les impatiences sont maximales, ou l'urgence est extrême", a martelé l'ancienne garde des Sceaux.

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