Présidentielle : Pierre Laurent appelle à une "candidature commune" à gauche

Manifestants en faveur d\'une candidature commune entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, place de la République à Paris le 25 mars 2017. 
Manifestants en faveur d'une candidature commune entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, place de la République à Paris le 25 mars 2017.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, a appelé de ses voeux sur franceinfo une "rencontre à quatre, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot" et lui-même pour "faire le point" sur une "candidature commune" à gauche.

Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a appelé mercredi 29 mars à une rencontre entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et lui-même en vue d'une "candidature commune" à l'élection présidentielle, après l'annonce du soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron.

Invité de franceinfo, Pierre Laurent a expliqué qu'il fallait envoyer "des gestes de confiance" aux électeurs de gauche, dont beaucoup sont indécis selon lui.

franceinfo : Benoît Hamon appelle Jean-Luc Mélenchon à se rallier à sa candidature. Et vous, vous êtes d'accord pour le rejoindre ?

Pierre Laurent : Non, ce n'est pas ce que j'ai dit. Je propose que se tienne une rencontre à quatre, avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, moi-même et Yannick Jadot, pour que nous fassions le point sur cette question. Ce qui s'est passé ce matin [le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron, ndlr] est important, parce que la nature de la candidature d'Emmanuel Macron se révèle au grand jour. Il devient le point de ralliement de tous ceux qui ont mené des politiques libérales pendant le quinquennat et qui veulent les poursuivre. Il n'est donc pas la candidature de refuge pour les gens de gauche qui veulent battre Marine Le Pen. Cela veut dire qu'il faut construire une autre réponse, une réponse de gauche, et si elle est rassemblée, elle sera évidemment plus forte.

Si Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon se maintiennent, sera-t-il plus difficile pour la gauche d'accéder au second tour ?

C'est évident que ce sera plus difficile. Beaucoup de gens de gauche n'ont pas décidé, hésitent, parce qu'ils croient, à tort à mon avis, que voter Emmanuel Macron est la seule chance de barrer la route à Marine Le Pen et François Fillon. Il y a donc des réservoirs de progression pour les votes de gauche qui sont considérables. Des gestes de confiance envoyés à ces électeurs aideraient chacun à mobiliser son camp, et si possible atteindre le second tour de l'élection présidentielle.

Pourquoi Benoît Hamon ne se rallierait-il pas à Jean-Luc Mélenchon plutôt que l'inverse ?

C'est une bonne question. Jean-Luc Mélenchon a une réelle dynamique dans sa campagne. Il est devant Benoît Hamon dans les sondages. Le préalable avancé par Benoît Hamon, de dire c'est autour de moi que ça doit se passer, je ne le partage pas. Il faut discuter de cette question-là. Et Jean-Luc Mélenchon a raison de dire qu'il est porté par une dynamique qui est forte.