Plan social chez GE Hydro/Alstom à Grenoble : Hamon accuse l'Etat de ne "plus mettre un sou en matière d'investissements"

Benoît Hamon se rend chez GE Hydro/Alstom pour soutenir les salariés menacés par un plan social touchant 345 des 800 postes.
Benoît Hamon se rend chez GE Hydro/Alstom pour soutenir les salariés menacés par un plan social touchant 345 des 800 postes. (MAXPPP)

Alors qu'il rencontrait vendredi matin les salariés de l'usine GE Hydro/Alstom de Grenoble, visés par un plan de suppressions d'emplois, Benoît Hamon a accusé l'Etat de ne "plus mettre un sou en matière d'investissements, notamment dans le domaine de la transition énergétique". 

Benoît Hamon rencontrait dans la matinée du vendredi 20 octobre les salariés de l'usine GE Hydro/Alstom de Grenoble. Le candidat malheureux à l'élection présidentielle a accusé l'Etat de ne "plus mettre un sou en matière d'investissements, notamment dans le domaine de la transition énergétique", alors que les salariés de cette entreprise sont visés par un plan de suppressions d'emplois.

"Cela va fragiliser la filière hydroélectrique"

"Ce qui va se passer avec le licenciement de 345 salariés sur 800, s'il était confirmé, c'est que cela va fragiliser la filière hydroélectrique", a estimé Benoît Hamon vendredi au micro de France Bleu Isère. Et ce, ajoute-t-il, "au mépris de discours qu'on entend par ailleurs." "On dit qu'on veut faire évoluer le mix énergétique. Dans le mix énergétique, il y a toute la filière hydroélectrique", a expliqué Benoît Hamon, qui a quitté le PS pour fonder le mouvement du 1er juillet (M1717), évoquant un "savoir-faire" à Grenoble "qu'on ne trouvera pas ailleurs".

Saturée "faute d'engagement"

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait affirmé de son côté que la filière hydroélectrique était "saturée". Pour Benoît Hamon, elle est "saturée faute d'engagement et de volonté de la puissance publique d'offrir des débouchés, d'investir dans ce domaine-là". Et l'ancien candidat socialiste de tacler le président de la République : "Pourquoi on n'investit pas ? Parce que, dans les faits, on est prisonnier des engagements pris par Emmanuel Macron de respecter les critères en matière de déficit public."