Fan de l'OM, amateur de vitesse et d'images Panini : quand les candidats à la présidentielle parlent sport

François Fillon au Mans Classic 2016.
François Fillon au Mans Classic 2016. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Six candidats ont été invités à parler de leur passion pour le sport au micro de Jacques Vendroux dans l'émission "Stade Bleu présidentiel", sur France Bleu. Du tennis pour Emmanuel Macron au marathon pour Jean-Luc Mélenchon en passant par les circuits pour François Fillon, morceaux choisis.

Depuis le 26 février 2017, Jacques Vendroux, le patron des sports de Radio France, parle de sport avec les candidats à la présidentielle dans son émission hebdomadaire "Stade Bleu présidentiel", sur France Bleu.

Tous les candidats invités, six au total, ont répondu présent immédiatement. "Je leur ai envoyé un SMS vers 9h30, raconte Jacques Vendroux. A 11h30 j'avais une réponse positive de tous les candidats. Il y a des moments d'émotion, extraordinaires, complètement inattendus mais [les candidats] ont tous un point commun : ils ne sont pas insensibles au sport. Donc il y aura une connotation très forte concernant le sport pendant le quinquennat", assure Jacques Vendroux. Pour franceinfo, il a sélectionné les meilleurs moments de ces entretiens.

Emmanuel Macron, fan de Boris Becker et du numéro trois de l'OM

Le candidat du mouvement En Marche a rêvé de gagner le tournoi de tennis de Roland Garros et se confie sur son idole : Boris Becker, vainqueur de six tournois du Grand Chelem. "J'aimais beaucoup le jeu de Becker, se souvient Emmanuel Macron, je n'oublierai jamais ses finales de Wimbledon où il remonte [Stefan] Edberg, il avait un moral absolument incroyable et il sortait des coups géniaux !" 

L'autre rêve d'Emmanuel Macron : jouer comme arrière gauche dans l'équipe de football de Marseille. Avec le numéro trois. "C'est un supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille", précise Jacques Vendroux.

Benoît Hamon se voit capitaine du XV de France

Benoît Hamon, lui, préfère le numéro six en football, les milieux de terrain défensifs. "Il aurait voulu être Didier Deschamps, Marco Verratti ou encore Dominique Bathenay, raconte Jacques Vendroux. Il aime les sports collectifs, il aime les vestiaires et la vie en collectivité."

Le candidat socialiste aime surtout le ballon ovale. Il est d'ailleurs régulièrement sélectionné dans le XV parlementaire, une équipe de rugby qui réunit députés et sénateurs de tous bords. "J'ai rêvé d'être le capitaine de l'équipe de France de rugby, confie-t-il au micro du patron des sports de Radio France. Il s'est imaginé "défier le haka des Blacks", l'équipe néo-zélandaise de rugby ou "les Anglais à Twickenham", le mythique stade de l'équipe d'Angleterre de rugby, à Londres mais aussi "faire la petite passe après contact qui va bien ou, si j'avais été costaud, un bon plaquage qui vous cisaille l'adversaire", raconte Benoît Hamon.

François Fillon, la vitesse et les circuits

Personne ne sera étonné, quand on lui demande son rêve sportif, le candidat Les Républicains répond aussitôt : "devenir champion du monde" de Formule 1. Ses héros : "Jacky Ickx, Jim Clark, Jackie Stewart, cette génération incroyable de pilotes talentueux qui, en plus, risquaient leurs vies, raconte-t-il. Je n'avais d'yeux que pour eux".

"C'est très curieux car François Fillon est quelqu'un d'assez calme a priori, d'assez introverti, s'étonne Jacques Vendroux. En tout cas c'est l'image qu'il nous donne de l'extérieur à nous, journalistes sportifs, et pourtant il aime se mettre en danger sur des sports extrêmement limites." En effet, François Fillon a confié à Stade Bleu son rêve d'avoir Jacky Ickx comme coéquipier aux 24h du Mans et s'élancer à 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, ou encore ses autres passions : le ski de descente et l'alpinisme.

Nicolas Dupont-Aignan et ses images Panini

Au micro de "Stade Bleu présidentiel", Nicolas Dupont-Aignan a livré un souvenir d'enfance : "J'étais un peu collectionneur, raconte-t-il, et j'achetais dans une librairie en sortant de l'école des espèces de revues où l'on collait des pastilles de joueurs." Une époque lointaine puisque le candidat de Debout la France a complètement oublié qu'on appelle ça des images Panini, du nom de la maison d'édition italienne connue justement pour ces albums de footballeurs. Jacques Vendroux à ce moment-là, manque de s'étouffer et lui rappelle que Panini, "ça existe toujours ! C'est mythique !" Nicolas Dupont-Aignan assiste aussi à certains matches du PSG, même s'il n'est pas un "supporter inconditionnel", précise le directeur des sports de Radio France.

Avant le bleu marine, Marine Le Pen chantait pour les Verts 

"Dans mon adolescence, c'était la pleine période du foot, c'était les Verts", raconte la candidate Front national, en référence à l'équipe de football de Saint-Etienne. "J'ai encore la ritournelle dans la tête, dit-elle, en se remémorant les paroles. Qui sont les meilleurs ? Évidemment c'est les Verts, ils ont les meilleurs joueurs, les meilleurs supporters".

Tous les candidats invités "ont parlé des Verts de 1976 avec Jean-Michel Larqué, Dominique Rocheteau, Hervé Revelli, explique Jacques Vendroux. Cela fait partie de leur culture. Ils ont tous, à un moment ou un autre, suivi cette équipe ou été avec un membre de leur famille au stade Geoffroy-Guichard."

Jean-Luc Mélenchon opte pour l'endurance 

L'entretien du candidat de La France insoumise est programmé dimanche 2 avril sur France Bleu. Jean-Luc Mélenchon révèle à Jacques Vendroux avoir longtemps été "le plus petit et le plus maigre" au lycée. Les sports de costauds, très peu pour lui. "Je ne brillais que là où la volonté l'emportait sur tout, dit-il. La course d'endurance, j'en raffolais et j'avais des résultats parce que j'arrivais le premier, à moitié asphyxié, mais je le faisais." Jacques Vendroux rappelle les performances du candidat : 1 500 m, 3 000 m stepple, 5 000 m, 10 000m puis le marathon.

Les meilleurs moments avec les candidats à la présidentielle dans "Stade Bleu présidentiel" : réécoutez Jacques Vendroux sur franceinfo
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